Michel Crépeau Radical-Humaniste-Ecologiste urbain, précurseur d'une philosophie Radicale Humaniste de bon sens. Hommage et plus

Michel Crépeau, Radical, Humaniste, pionner de l'environnement, de l'urbanisme urbain. Ministre, Député-Maire - La Rochelle. Le Radicalisme - Parti Radical, Radicaux de Gauche : MRG, PRG. Gauche Radicale, non marxiste, Nouvelle.

25 janvier 2008

Michel Crépeau, était et restera ...

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   Eloge finement réaliste de Michel Crépeau, certes long mais jamais ennuyeux, celui-ci retrace et cisèle minutieusement :

- l’homme jovial, droit, intransigeant, épris de justice, de solidarité, de laïcité, d’humanisme et de liberté

- le maire, tout à la fois, proche des administrés de sa Cité et précurseur de l’écologie urbaine, innovateur et de Culture

- le Président des Radicaux, adepte de bon sens, de tolérance, d’un juste milieu qui passe par le Radicalisme, celui de Gauche, et non par le Centre mou

- d’un candidat à la Présidentielle qui fit connaître la modernité des valeurs de son parti, le MRG, et ainsi, ratisser et rassembler ces derniers pourcentages précieux à l’Union de la Gauche, la faisant basculer, de la sorte, vers le Pouvoir

- d’un député républicain et démocrate, ne laissant rien passer, surtout à ce qui puisse nuire aux plus faibles

- de ministre où fort de ses connaissances acquises, il excella, fit autorité et construisit

Ce discours, sans fioriture, nous apprend, avec précisions concrètes, le Grand Personnage Radical et Humaniste qu’il fut et restera.

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Assemblée nationale.

COMPTE RENDU

ANALYTIQUE OFFICIEL

Session ordinaire de 1998-1999 - 102ème jour de séance, 261ème séance

1ère SÉANCE DU MERCREDI 2 JUIN 1999

PRÉSIDENCE DE M. Laurent FABIUS

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ÉLOGE A MICHEL CRÉPEAU

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(Mmes et MM. les députés et Mmes et MM. les ministres se lèvent)

M. le Président - Existe-t-il une belle mort ? En tout cas, certaines sont clairement porteuses de sens. Lorsque le 23 mars dernier, quelques secondes seulement après qu'il eut interrogé le Gouvernement sur l'épargne populaire, Michel Crépeau s'est affaissé sur son siège, puis a été étendu, inanimé, au centre de notre hémicycle, ce fut la stupeur. Et quelques jours plus tard, un très grand chagrin lorsque nous apprîmes qu'il ne reviendrait pas à la vie. Michel Crépeau est mort ici, c'est-à-dire au cœur de la démocratie, c'est-à-dire chez lui.

Démocrate, républicain, parlementaire : ces trois mots formaient en effet sa devise. A dix-huit ans, il les avait déjà inscrits au fronton de sa constitution personnelle. Avec enthousiasme, comme pour tout ce qu'il faisait, il défendait les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Il n'était pas du genre à disserter de manière sombre sur la joie, il ne séparait jamais sa conviction et sa vie, il avait l'humanisme communicatif. Il portait passionnément les vertus de solidarité, de laïcité et de modernité, parce qu'elles contribuent à rendre l'homme meilleur.

Michel Crépeau, avocat, était le défenseur de toutes les causes qui font reculer l'obscurantisme. Radical, praticien du franc-parler, ce fils d'un inspecteur des écoles primaires, s'est battu toute sa vie pour l'égalité des chances et la justice sociale. Mendésiste, refusant les compromissions, il a contribué à refonder son parti. Après Gambetta, Clemenceau et Caillaux, héritier vigilant d'une part essentielle de l'idéologie française, adepte d'un juste milieu qu'il ne situait pas au centre, il incarnait un radicalisme authentique, inscrit dans l'épaisseur d'une histoire et d'un terroir. Tel était Michel Crépeau.

En 1981, il s'était lancé dans la compétition électorale au niveau le plus élevé, sans perspective immédiate de succès. Pourquoi ? Pour faire partager sa vision de la vie. Parce qu'il pensait que ce sont les utopies qui font bouger le monde. Au second tour, avec ferveur, il apporta, en homme du rassemblement de la gauche, près d'un million de voix à François Mitterrand qu'il ne cessa jusqu'au bout d'admirer. N'aurait-ce été que pour une seule des 110 propositions d'alors -l'abolition de la peine de mort-, il soutint vigoureusement son projet d'alternance.

Il fut un des ministres du gouvernement de Pierre Mauroy, puis du mien. A l'Environnement, où il excellait. Au Commerce et à l'artisanat, où sa connaissance des dossiers faisait autorité. Comme Garde des Sceaux, brièvement, où lui semblait aussi important de lutter contre les injustices que de construire la justice. Partout, loin des excès et des conservatismes, communiquant à tous cette confiance qui fait la force du sentiment républicain.

Michel Crépeau était l'homme d'un enracinement et d'un attachement. Un homme de l'Atlantique, né en Vendée, lycéen à Rochefort, étudiant à Bordeaux, inscrit et plaidant depuis un demi-siècle au barreau de La Rochelle. Au centre du quadrilatère qui relie Niort à Angoulême, Poitiers à l'Ile de Ré, au service d'une ville à laquelle il sut donner ses rêves. Pendant près de trente ans, Michel Crépeau fut l'artisan imaginatif de la transformation de sa cité. Il développa naturellement La Rochelle à son image : accueillante et conviviale, innovante et amicale. Il lui offrit une dimension culturelle et universitaire exceptionnelle. Il redressa les remparts, planta des arbres, pratiqua l'écologie communale avant beaucoup, multiplia, les chantiers et les travaux en faveur de la tranquillité, de l'art de vivre, créant des quartiers piétonniers, introduisant des véhicules électriques, mettant à la disposition de chacun les fameux vélos jaunes, instaurant la journée sans voiture, créant des jardins ouvriers, inaugurant le tri sélectif des déchets. TGV, bus de mer, Francofolies, musée maritime, tous les gouvernements se souviennent de son effervescence municipale qui faisait courir et s'essouffler des services de l'Etat qui n'en pouvaient mais... Michel Crépeau était un maire pour toutes les saisons, lui qui, se proclamant jacobin, savait que c'est pourtant près d'un clocher ou d'un mail, dans ce territoire qu'on s'est choisi et par lequel on a été choisi, que se font les réalisations concrètes pour l'épanouissement de chacun, là qu'on recueille les fruits d'une action, d'une gestion, d'une passion. Son œuvre, nous le savons, sera poursuivie.

Il était député de l'Aunis. Sa voix, son humour et sa verve résonnèrent souvent dans notre hémicycle. Il présidait une formation parlementaire qui n'était pas numériquement la plus grande. Qu'importe, il se chargeait de le rappeler lui-même d'une pirouette, relevant autour de la table de la Conférence des présidents qu'il était le seul à y représenter trois groupes, et estimant que, quitte à être plurielle, la partie de la majorité qu'il dirigeait ne devait pas l'être à moitié. Sous sa houlette ferme et débonnaire, les membres de son groupe savaient que, de temps à autre, leur parfaite harmonie n'empêchait pas leur totale autonomie ; celle-ci ne mettait cependant jamais Michel Crépeau dans l'embarras ou, si c'était le cas, son rire l'en débarrassait aussitôt. Il fut un grand parlementaire.

Michel Crépeau était éloquent. La vraie éloquence, celle qui n'a pas été détruite par le plan en deux parties et deux sous-parties, celle qui parle au cœur. Sens de la formule et de la répartie, la forme de son expression donnait une vigueur complémentaire à sa conviction. Il savait et montrait qu'un même amendement peut être à la fois juridiquement ciselé et défendu avec bonne humeur. Le rire était sa vérité et sa ruse, une sorte de masque de pudeur. Nous mesurions tous combien ses improvisations venaient de loin, et nous les admirions parce que, développées sur un ton qui empruntait à la fois à Guitry et à Arletty, elles sonnaient juste par leur authenticité. Nous avions compris que, chez ce militant de la synthèse constructive, l'œil ouvert sur les plaisirs de la vie et sur la beauté du monde, une partie du talent consistait à ne pas assommer l'allié ou l'adversaire par d'évidentes qualités intellectuelles, mais à mettre en avant, auprès de collègues et de collaborateurs, d'amis et d'électeurs, de non moins incontestables qualités de cœur. Ainsi avait-il mené son dernier combat, un combat de principe, contre ce qu'il considérait avec raison comme une dérive grave : les abus de la détention provisoire.

Force et douceur, fermeté sur les choix et absence de dogmatisme, souci de réconcilier sans transiger, d'apaiser sans affadir. Michel Crépeau organisait le mélange. Jouait-il "un" rôle ? Non, il assumait "son" rôle. Il savait que la réforme a besoin de révolte et de raison et ne reconnaissait qu'un seul arbitre : le suffrage universel. Président de son parti, membre du Gouvernement, élu local, son existence et son parcours s'inscrivent en faux éclatant contre cette idée reçue qui voudrait qu'un homme public soit loin de ceux qui l'ont élu. Proche du peuple, il aura constamment bien mérité de sa ville, du Parlement et de la République.

Michel Crépeau cultivait des fleurs bleues, d'azur comme le ciel de Charente qu'il aimait contempler chargé de nuages, gonflé d'iode et de vent, et soudain lumineux. Son jardin personnel s'ouvrait sur l'art, les bateaux, la mer. Comme Montaigne, il choisissait en toutes situations de "rester lui-même", cultivant une pensée libre qui, à travers des textes qu'il avait lui-même écrits, sut, au jour de son enterrement, envahir la cathédrale. Républicain modéré, mais pas modérément républicain, constamment européen, politiquement toujours droit, il aimait les gens et il était aimé d'eux. Ils furent très nombreux -beaucoup d'entre nous en étions- venus de tous les horizons, à s'incliner une dernière fois devant le catafalque de ce grand démocrate gentilhomme.

Mes chers collègues, voici quelques semaines, le cœur généreux de Michel Crépeau s'est donc arrêté. Il disait souvent : "Vivre, c'est marcher. Face au vent s'il le faut" ; et voilà qu'une bourrasque l'a abattu. Lui qui avait confié un jour à un de ses proches qu'il rêvait de partir comme Molière, lui, l'ami souriant, le parlementaire dans l'âme, il est parti, ici.

J'ai reçu de l'épouse de Michel Crépeau, à laquelle je souhaite dire ainsi qu'à sa famille et à ses proches notre peine très profonde, une lettre que je veux vous lire, car je l'ai reçue avec émotion et qu'elle nous est à tous destinée. "Je ne serai pas physiquement présente car je ne souhaite par revoir le haut lieu dans lequel la voix si particulière de Michel a résonné tant de fois et où elle s'est tue à jamais ce 23 mars. Je voulais simplement que vous sachiez qu'au moment où vous lui rendrez hommage, je serai près de lui avec un bouquet de roses de son jardin. Si cela vous est possible, j'aimerais que vous demandiez ce jour-là à chacun d'imaginer le petit cimetière de Saint-Maurice, à La Rochelle ; il repose sous un grand laurier et sur sa tombe sera gravée cette réflexion superbe qu'il avait livrée à Jean-Yves Boulic, en 1979, pour la rédaction du livre Questions sur l'essentiel : "J'accepte de mourir en tant qu'individu, dès lors qu'il me sera permis d'éprouver au jour de ma mort le sentiment d'avoir accompli ma part d'humanité. C'est à travers elle que je survivrai." (Mmes et MM. les députés, Mmes et MM. les ministres observent une minute de silence).

M. Lionel Jospin, Premier ministre - Par la voix de son Président, l'Assemblée nationale vient d'honorer la mémoire de Michel Crépeau. C'est avec beaucoup d'émotion que je veux associer le Gouvernement à cet hommage pour saluer le talent d'un orateur d'exception, la fermeté d'un engagement au service des valeurs de la République, l'intégrité d'un homme.

Tout homme vient d'une terre : nul n'est d'un seul pays. Chacun est un peu du terroir où il naît, de la ville où il grandit, du port où il s'attache, du pays qui en retour le choisit, de l'endroit enfin où il termine sa course.

Michel Crépeau est né à Fontenay-le-Comte, en Vendée. De ce pays d'indépendance et d'affrontements sans merci, Georges Clemenceau avait tiré un attachement farouche pour la liberté, la justice, la République. Michel Crépeau y vécut ses premières années, dans un milieu où la "République enseignante" de Jules Ferry était une tradition.

Lycéen à Rochefort, il s'approche de la mer. Etudiant en droit à Bordeaux, il retrouve l'océan. Il s'ouvre à l'esprit des lieux, s'imprègne des écrits de Montaigne et de Montesquieu. De ces années de formation, il gardera des guides -Voltaire, Diderot, Rousseau- et des amis -ceux du lycée de Rochefort. Jusqu'au bout, il aura été fidèle aux uns comme aux autres.

Inspiré par les philosophes des Lumières, Michel Crépeau fut un humaniste en politique. Dès l'âge de dix-huit ans, et pour un demi-siècle, il fut de toutes les luttes. C'est pour mieux porter l'héritage de Pierre Mendès France, celui d'une gauche "humaniste et radicale" qu'il fonda avec Robert Fabre, en 1972, le Mouvement des Radicaux de Gauche, dont il devint plus tard le président.

Son humanisme, loin d'être abstrait, était celui d'un homme pratique et fraternel, attaché à la ville qu'il avait choisie et qui lui avait témoigné puis renouvelé sa confiance. Un lien presque charnel l'unissait à La Rochelle, port de mer où il avait voulu fonder, sous la lumière de l'Aunis, son bonheur et celui des siens. L'attention chaleureuse qu'il portait à tous les Rochelais, au-delà des choix de chacun, témoignait de la profondeur de cet attachement. Cette ville qu'il aimait avec passion, il ne manquait jamais d'en prononcer le nom dans cette enceinte, pour en défendre les industries, en illustrer les initiatives, en accroître le rayonnement. Sans doute aussi pour en faire partager le goût.

Humaniste, il le fut aussi dans son souci, précurseur, de l'environnement. Par ce combat qu'il mena avant bien d'autres, Michel Crépeau soulignait le droit des générations à venir de jouir d'une nature dont l'homme n'est pas le propriétaire, mais seulement l'usufruitier. Les arbres qu'il plantait à La Rochelle, les vélos gratuits, les rues piétonnes, le véhicule électrique, la journée sans voitures : tout cela traduisait une façon de penser la ville autrement -une volonté de changer la vie.

Humaniste, il s'est engagé avec ferveur dans la construction européenne. Parce que l'Europe était d'abord, pour Michel Crépeau, ce plus grand pays, cette prochaine escale, ce lieu presque unique au monde où la paix est préservée, où la liberté -les libertés- sont respectées, où les droits de l'homme sont protégés. Parce qu'il ne voulait pas que ses petits-enfants, comme l'avait fait son grand-père, "pataugent à Verdun". Parce qu'il appelait inlassablement à bâtir "l'Europe d'un grand dessein", celle des travailleurs, celle des citoyens, celle de la culture.

Ainsi Michel Crépeau donnait à l'action politique tout son sens, qui n'était pas selon lui, "de conserver, pas seulement de gérer, mais de transformer la société, en la fondant sur l'imagination et les valeurs de l'homme".

La liberté, les libertés, la justice, l'égalité : telles sont les valeurs défendues par celui qui disait : "J'ai été garde des Sceaux pendant trente jours, avocat pendant trente ans". Avocat de la liberté, il défendait d'abord celle des consciences : la sienne propre, comme celle de chaque citoyen qu'il défendait souvent avec vigueur. Pour que la création soit libre de toute influence, pour que les créateurs soient exempts de pressions, il voulait dès 1973 que le ministre de la culture soit le "ministre de la liberté".

Avocat pour la justice, il fut des grands combats menés pour la défense de celle-ci contre la loi "sécurité et liberté", pour la réforme du code de procédure pénale. Il combattit pour l'abolition de la peine de mort comme pour la suppression des juridictions d'exception. Avec persévérance, il attira l'attention sur le sort des détenus comme sur les abus de la détention provisoire.

Avocat de l'égalité, il le fut dans la grande tradition républicaine. Celle de Joseph Caillaux, qui vit voter l'impôt progressif sur le revenu. Celle de Jules Ferry, dont il s'inspirait, encore récemment, pour plaider avec fougue l'égal accès de tous à l'Université. C'était une priorité de son action dans la cité dont il était le maire : il voulut faire de La Rochelle une ville universitaire, et y parvint -j'en fus. L'égalité devant la loi, pour Michel Crépeau, c'était aussi faciliter l'accès de chacun aux lois adoptées par la représentation nationale, grâce à un droit codifié et simplifié. L'égalité, c'était inscrire dans la Constitution la parité entre hommes et femmes : Michel Crépeau était intervenu dans ce débat avec vigueur, afin qu'en organisant "le bonheur sur terre, on n'oublie pas la moitié du ciel".

Nous en avons tous gardé le souvenir dramatique, c'est en ces murs que la voix de Michel Crépeau s'est éteinte. C'est ici, dans les couloirs et les travées de l'Assemblée nationale, qu'il a pleinement accompli sa passion de l'action politique -et, peut-être, trouvé sa vérité. Grand orateur, au discours souvent brillant, enflammé parfois, toujours animé d'une conviction sincère, il parlait sans notes, avec une aisance qui forçait l'admiration. Il restera dans nos mémoires comme un des grands parlementaires de la Vème République.

Cette voix du contradicteur ironique et coriace, de l'interlocuteur exigeant, était aussi, pour moi, celle d'un ami fidèle. Fier d'avoir été, dans les années 1970 et 1980, un des piliers de l'union de la gauche, il était depuis juin 1997 à la tête du groupe Radical Citoyen et Vert, d'où il faisait entendre, au sein de la majorité plurielle, une note originale, juste et forte.

A l'annonce que Michel Crépeau allait prendre la parole, l'un d'entre vous s'était une fois exclamé : "On va prendre le large !". Il voulait dire que l'on allait respirer un air plus vif, et le trait était juste. Pas seulement parce que Michel Crépeau évoquait avec bonheur, avec précision, toujours avec passion, l'avenir des chantiers navals, le développement de la flotte marchande, le métier des marins et des pêcheurs qu'il connaissait intimement, qu'ils soient de Vendée, de Rochefort, de Bordeaux ou de La Rochelle. Mais aussi parce qu'il réussissait dans ses contributions à vos travaux, à unir pragmatisme et hauteur de vue, simplicité des exemples et grandeur des fins ; parce qu'il gardait toujours "les pieds sur terre et le cœur dans les étoiles" (Mmes et MM. les députés, Mmes et MM. les ministres observent quelques instants de silence).

La séance, suspendue à 16 heures 30, est reprise à 16 heures 45, sous la présidence de M. Forni.

PRÉSIDENCE DE M. Raymond FORNI

source : assemblée-nationale.fr

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13 janvier 2008

Michel Crépeau, le livre : quelques révélations par l'auteur S. Giorcelli-Laconi

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Photo : la mairie de La Rochelle

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       Sabrina Giorcelli-Laconi

       Auteur de : « Michel Crépeau et La Rochelle »

       Editions : « Les Indes Savantes »

       C’est l’histoire d’une restauratrice niçoise qui posa ses bagages, il y a 17 ans de cela dans l’ancienne capitale de l’Aunis, que sitôt elle fut happée par l’ambiance flottante d’une ville à quai, « à la mentalité ouverte ».

       De surcroît, dans « cette ville du possible », notre restauratrice y entreprend, en parallèle, la reprise de ses études suspendues, d’un Deug à, aujourd’hui, un Doctorat.

       Lovée dans cette conque d’accueil de sa nouvelle vie et ville novatrice, là où il fait bon goûter la vie, Sabrina Giorcelli-Laconi a choisi de valider son cursus universitaire d’Histoire, sur son urbain façonneur et gestionnaire de l’époque, à savoir, le contemporain Michel Crépeau, emblématique régisseur de la belle et rebelle La Rochelle, histoire d’amour et de confiance renouvelée durant vingt huit ans, avant que le peloton noir de la vie ne l’arracha du quotidien rochelais, en mars 1999.

       « Tant le lien affectif » qui unit les Rochelais à leur précédent maire radical, est encore prégnant, que l’œuvre de cet aimé premier magistrat de la Cité valait bien une thèse (en cours).

       Cependant, « une attente » autre, il y avait chez ses administrés d’hier, envers ce maire aimé, qu’il convenait de remplir, au plus vite, par l’écriture d’un livre qui fera trace dans le grenier à mémoire des Grandes Figures de ce vingtième siècle.

       Temps d’une lecture qui le fera revivre, au travers de son parcours et nous délivrera un peu de son intimité, chez ce clownesque personnage empreint de réserve et de simplicité, mais qui savait se tapir et protéger son sérieux derrière les cannisses de sa gouaille.

       Ainsi commença un travail de recherche et d’archives croisé sur le « cocasse » étudiant qui faisait, avec ses camarades, « des concours de chaussettes moches », bien avant que de devenir le chef de file d’un Radicalisme moderne et ouvert sur l’avenir, c'est-à-dire, à Gauche et sans dogme.

       Ceci, non sans avoir accompli son vœu de la Tour de l’Horloge : gagner l’estime des rochelais et rochelaises en échange des clefs de la Ville, avant que de glaner, l’ultime récompense Elyséenne, de son appoint apporté, récompensé et couronné par sa nomination à trois Ministère de l’Etat.

       Serviteur de la République !

       Que de chemins ardus parcourus ! Mais son bonheur simple est ailleurs, loin de cette dorée technocratie parisienne. Il est et restera, durant vingt huit ans auprès de ses administrés et amis de « sa » ville : La Rochelle, joyau dont son esprit pionner se fera l’écrin.

       Précieux héritage qu’il transmettra en « Humaniste ayant le sens de l’intérêt général ».

       Trente ans d’avance sur Paris et le Vélib’, ce précurseur aura avec ses vélos jaunes, entre autres initiatives.

       L’historienne qui retrace dans ce premier tome la période 1955/1973, celle d’un jeune avocat du barreau de La Rochelle, grand admirateur de P. Mendès France, jusqu’ à la conquête de la mairie de La Rochelle.

       Puis vint le destin national, avec le choix de la Gauche, pour marcher, avec les enfants du peuple laborieux, vers l’avènement au Pouvoir, citadelle du progrès et de la solidarité redistribuée.

       Mais, cela, seulement après la défense de son premier siège de conseiller général arraché à une droite conservatrice et bourgeoise qu’il ne fallait pas effrayer de l’étendard communiste d’un Programme Commun annexé de garanties Radicales, mais plutôt apprivoiser pour qu’elle abaissa sa garde.

       De grâce, ce serait oublier que « l’homme politique Crépeau ne manqua pas de tempérament », ni d’humour « lorsqu’il disait qu’il fallait se méfier des hommes tristes », lui qui salua, une ultime fois, ses administrés, un premier Avril ... !

       En attendant, je présente tous mes vœux de réussite à la thésarde Sabrina Giorcelli-Laconi pour la présentation de son doctorat, de même qu’à l’auteur brillant, pour la qualité de l’écriture fluide de son livre documenté qui donne l’envie de découvrir le développement de l’ébauche imaginée, un court instant, d’un second tome.

        Jacinthe.

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Source des extraits : Charente Libre

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11 janvier 2008

HOMMAGE MICHEL CREPEAU

HOMMAGE à Michel CREPEAU

En plein hémicycle,

Lors d’une séance parlementaire de questions au Gouvernement,

Seulement, quelques instants, après une fougueuse intervention

Ayant trait à la défense du taux d’intérêt du Livret A d‘Epargne Populaire,

Adressée à D. Strauss-Kahn, alors Ministre des Finances,

Michel Crépeau fut foudroyé par un arrêt cardiaque

Sept jours plus tard, le député succombera des suites de ce malaise.

En Républicain,

Michel Crépeau nous a, donc, quittés,

Il y a bientôt neuf ans !

Notre République venait de perdre l’un de ses gardiens les plus exigeants.

Parlementaire exemplaire,

Maire aimé de ses administrés,

Il fait, désormais, référence,

Pour chacun d’entre nous.

Il savait,

Comme personne,

Marier la philosophie du Radicalisme qui fondait ses convictions

A une expression libre, de bon sens et sage, compréhensible par tous.

Pour lui, il n’existait pas de débat secondaire,

Lorsqu’il s’agissait de dénoncer une injustice.

La sincérité de ses colères

Et, ses talents d’orateur n’avaient d’égal

Que l’humour qu’il savait manier avec dextérité.

Michel Crépeau était un homme simple, mais novateur

Passionné des joutes politiques et de son travail d’élu local

Ne dédaignant que la technocratie et les dogmes.

A jamais, il nous laissera,

L’image d’un Grand Homme sur lequel, le temps et la résignation,

N’eurent jamais de prise.

L’image, aussi, d’un homme sensible, enthousiaste,

Laïc et tolérant, attaché aux Droits de l’Homme,

Lui, l’Humaniste, le défenseur de l’Environnement

Amoureux de La Rochelle, belle et rebelle, à la fois.

Proche de tous

Et, de chacun

Jacinthe, selon l’Hommage à M. Crépeau, le 30 mars 1999, par

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Mme C. Trautmann, Ministre de la Culture et de la Communication.

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Pour l’Association Crépeau l’Humaniste :

http://www.asso-crepeauhumaniste.com/

Pour Actu Radicale :

http://actulive.canalblog.com/archives/revue_de_presse/index.html

Pour la fédération de Charente Maritime

http://www.prg17.org/interactif2/default.asp

Pour la fédération de la Sarthe

http://www.prg-sarthe.org/

A ceux que j’ignore (faites-vous connaître)

Et, en Hommage au souvenir de

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Michel Crépeau

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20 décembre 2007

l'Histoire des Radicaux de Gauche

Vicissitudes de la Politique sur les élus

File0542Les effets de la scission des Radicaux (1972)

Les atermoiements de R. Fabre (1975/1978)

M. Crépeau, Président du MRG (1978/1981)

La Gauche au Pouvoir (1981)

Surenchères communistes = Plan de rigueur

L’esprit radical : « Le progrès dans l’ordre » - Alain

Le radicalisme privilégie l’homme : un homme instruit est un homme citoyen.

R. Fabre appartient à la gauche humaniste, radicale. Cette gauche réformiste se méfie donc des extrémismes.

Jusqu’en 1969, le Parti Radical Socialiste sera dans l’opposition non communiste.

Le résultat désastreux de Gaston Defferre (SFIO) aux Présidentielles de 1969 (5.01%) comparé au 21.27 % du Parti Communiste, incita J.J. Servan-Schreiber, à rejoindre le Centriste Jean Lecanuet, seconde force de droite, après les Gaullistes de G.Pompidou, pour imposer une alternative à la bipolarisation de la Ve République, avec :

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- les « Réformateurs », que le Parti Social Démocrate rallia.

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JJSS s’opposera à Maurice Faure, alors Président du Parti Radical Socialiste.

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Malgré tout, ce sera un échec pour cette nouvelle force politique, dès 1973 !

Tour à tour, ceux-ci rejoignirent l’UDF, lors de sa création - 1978 - (Centre-droit).

L’aile gauche du Parti Radical, désavouée, en 1971, au Congrès de son parti, s’organisa autour du député R. Fabre qui n’acceptera que difficilement l‘obligation faite par cette bipolarisation, de choisir un camp.

Bien qu’il signa le Programme Commun, ce qui le fit entrer dans l’opposition et le liera, désormais, à l’Union de la Gauche, il ne cessera de maintenir la spécificité et l’identité de son parti : le Mouvement des Radicaux de Gauche.

De la sorte, il ne parviendra pas à devenir la troisième composante de l’Union, à part entière, faisant, en conséquence, vivoter à l’ombre du Parti Socialiste, son Mouvement, au lieu de le grandir.

Sa difficulté à exister provenait principalement au fait de devoir exister auprès d’un Parti communiste excessif et révolutionnaire.

A cet égard, lors de chaque période électorale, les français se fourvoient dans une impasse, extrême ou molle : ce fut et sera, le communisme, l’extrême droite, le MoDem, et demain l’extrême gauche trotskiste.

Des mouvements de colère qui agissent, telle la lune, sur les marées d’humeur, et ne représentent, en aucun cas, une adhésion, comme l’Histoire le prouve.

Radical d’opposition et non d’union, R. Fabre est resté.

Dès 1975, il revendiquera l’indépendance du Radicalisme, comme le refait J. M. Baylet, en 2007, à la différence que ce dernier, la revendique à gauche, tandis qu’en 1975, cette indépendance sera captée par V. Giscard d’Estaing.

L’Histoire se répète ! N. Sarkozy faisant, aujourd’hui, de la même.

Si les Radicaux séduisent tant les leaders des deux blocs opposés, c’est que leur pourcentage de voix qu’ils convoitent, sont ceux qui font basculer, à chaque scrutin, les majorités gagnantes. « Chaque français a été, ou sera un jour Radical, sans le savoir ».

Lui, le MRG devenu maintenant PRG, fait un rêve !

Puisque l’appareil communiste a montré ses limites à gouverner, aujourd’hui, il devient, enfin, possible de créer une Fédération de la Gauche Moderne et Réaliste, où chacun y gardera ses spécificités, et qui rassemblerait les déçus d’un Sarkozy et d’un Fillon qui, détricotent les acquis sociaux obtenus de hautes luttes, depuis Zola, obligeant les français à puiser dans leur épargne temps pour garantir leur pouvoir d’achat, le centre-gauche égaré du MoDem, certains Radicaux « Valoisien » extirpés de l’UMP, des écologistes réalistes, le PRG, donc, et les Socialistes, sociaux-démocrates ou non dogmatiques.

Ce que fit, en son temps et en sens inverse, sans avertir personne, R. Fabre.

Septembre 1977. Celui-ci, écrivit à l’Elysée, pour avoir un dialogue, « tout en restant dans l’opposition », avec le Président de la République, V. Giscard d’Estaing.

Si Jacqueline Thome-Patenôtre le félicite de sa démarche (rendez-vous, que l’on retrouve, en 2007 !), Michel Crépeau cherche à lever les ambiguïtés, dont une possible manipulation de la franc-maçonnerie.

Conformément à l’esprit Radicaliste, R. Fabre agit en toute indépendance !

Ce litige, a-t’il dit, serait né des propositions excessives des communistes, notamment celles qui concernaient les nationalisations. L’union de la Gauche sera, ainsi, consumée, dans les semaines qui suivirent !

« Reste l’Union sans Programme Commun ».

Mai 1978. Au congrès de Paris, Michel Crépeau se posera en concurrent de R. Fabre. « Saisir l’innovation », et une relation privilégiée avec le PS, seront les thèmes du candidat Crépeau, soutenu par M. Faure, R. Billères et J. M. Baylet, ainsi que tous les députés, qui, eux, soutinrent, toujours, la stratégie de l’Union de la Gauche, tout du moins, sur le papier, comme aux législatives de 1973,et non dans les discours

A l’opposé, R. Fabre, J. Maroselli et M. Diaz privilégièrent la réunification des Radicaux et l’autonomie du MRG.

Michel Crépeau est élu Président du MRG.

Avec J. Thome-Patenôtre, P. Bracque, M. Diaz et G. Gennesseaux, R. Fabre fondera la Fédération pour une Démocratie Radicale (FDR).

Par la suite, sa nomination en tant que Médiateur de la République ... par V. Giscard d’Estaing, mettra fin, soudainement, à son parcours politique chahuté, mais revanchard ... Jacinthe 

... (à suivre)

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15 décembre 2007

Sabrina Giorcelli- Laconi : "Michel Crépeau, La Rochelle"

Sabrina Giorcelli-Laconi, auteur de Michel Crépeau et La Rochelle, 1955-1973

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Passionnée par l’homme politique Michel Crépeau, Sabrina Giorcelli-Laconi se lance dans l’élaboration d’une thèse de doctorat d’histoire contemporaine qui relate le baroud radical de Michel Crépeau.

L’histoire sera retracée sur deux tomes :

- Michel Crépeau et La Rochelle 1955-1973, reprend une phrase forte de conviction prononcée, en haut de la Tour de l’horloge, à sa jeune épouse :

- « Tu vois, un jour, je serais maire de cette ville », lui lance le jeune Michel Crépeau, d’un ton sûr.

L’ouvrage 1, remonte à la source de l’engagement radical de Michel Crépeau jusqu’à ses premières élections :

- 1967   Conseil Général

- 1971   Mairie de ... La Rochelle

- 1973   Assemblée Nationale

Essentiel à la compréhension de ce personnage hors norme, ce tome l que je ne raconte pas, laissant le lecteur tout à sa joie de le découvrir page à page, précède un volume 2, annoncé en 2009 qui, lui, retracera son chemin politique, au travers de ses choix, et qui, couvrira la période de 1973 à 1986

Période d’enracinement dans le haut paysage politique français des ministères et rochelais, tout à la fois, façonnant à son image, une ville belle et rebelle, et de l’autre, le nouveau visage du radicalisme moderne français, contenu qu’il m’est permis de penser, entre autres surprises inattendues.

De 1986 à 1999, il restera le temps de la réflexion sage, ainsi que la finition ciselée de son œuvre entremêlée de sa part d’humanisme.

Cette partie de l’homme politique accompli, qui si hors thèse, elle est, sera-t-elle la cerise sur le gâteau de l’auteur qui a repris ses études en l’an 2000, à l’Université de la Rochelle, démarche âprement défendue par le candidat Crépeau de l’époque, et dont il serait fier de cette initiative.

L’élégance et la fluidité de l’écriture associées au minutieux travail d’archéologue de la face cachée de l’homme sensible et discret, ne montrant que son combat épique pour la solidarité afin que chacun accède à un minimum de chaleur et de bonheur.

Toute sa vie, il montrera que seul la Gauche est porteuse de générosité et de rêve, à condition d’être pluraliste et unie. Jacinthe.

Source : pour partie et extraits : Fédération PRG de Charente Maritime que je remercie et dont je conseille le site richement doté et à l’actualité mise à jour très régulièrement, selon évènements et informations, et plus particulièrement son Président, Y. Juin. Merci.

http://www.prg17.org/interactif2/default.asp

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13 décembre 2007

Michel Crépeau : ses facettes diamantées

Les facettes de Michel Crépeau

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Radical de Gauche, il fut l’un des créateurs du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) devenu, aujourd’hui, Parti Radical de Gauche (PRG).

Candidat aux Présidentielles (1981), M. Crépeau (MRG), candidat d’une Gauche réaliste, ce socialisme du possible, non dogmatique, privilégiant l’écologie urbaine, l’humanisme politique, avec l’Ecologie Politique de B. Lalonde, à eux deux, ils surent glaner à l’UDF, ces voix écologistes et de centre gauche qui portèrent, pour la première fois, la Gauche au pouvoir.

Ministre, 4 fois. Six mandats de député. Maire de La Rochelle, de 1971 à 1999, il innova pour la « Qualité de la Ville »

- premier secteur piétonnier de France,

- recyclage des déchets ménagers (1973),

- lancement des vélos jaunes municipaux, dès 1976,

- arrivée de véhicules électriques (1986),

- initiateur de la Journée sans voiture,

- il interdit les constructions sur le littoral,

- déclara son centre-ville « secteur sauvegardé »,

M. Crépeau éleva, toute à la fois, pour l’Urbanisme :

- une Université,

- le Technoforum,

- le Palais des congrès,

- les Ports de pêche et nautique,

- une Médiathèque,

Sans oublier la Culture (Francofolies, Festival International du film, Withbread ...)

Terrassé, en pleine séance parlementaire, par un arrêt cardiaque, en 1999, il nous laisse un message de philosophie humaniste du radicalisme moderne qui font de la solidarité, la tolérance, la laïcité, l'école, la Culture et le progrès, les fondements d'une Gauche raisonnable, généreuse et de bon sens, dans une République où le bonheur s’appelle liberté, sagesse, bonne humeur, où l’homme ne s’efface point devant la réussite économique, la « Machine »

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« C’est à travers ma part d’humanité que je survivrais », disait-il.

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Alors, que cette philosophie contemporaine soit portée à la connaissance de tous, pour que chacun d’entre nous sache écouter, accepter l’autre, sa différence, et être, simplement, heureux, soi-même.

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Jacinthe

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11 décembre 2007

LES FIDELES DE M. CREPEAU

         

LES POLITIQUES FIDELES A L’HERITAGE CREPEAU QUI COMPTENT A LA ROCHELLE.

Ville marquée par les longues années Crépeau, les socialistes et radicaux de gauche restent omniprésents.

07/2007 – source : L’Expansion

Michel Crépeau à marquer de son empreinte, la ville de La Rochelle pendant 28 ans.

« Il avait mis la barre très haut » - M. Bono

Difficile de lui succéder dignement, reconnaît son héritier.

« Ma plus grande satisfaction est d’avoir gagné la bataille de l’emploi, en évitant de tout miser sur le tourisme » confie M. Bono, député-maire et président de la Communauté d’Agglomération.

A 60 ans, ce PS, partisan de la première heure de Ségolène Royal, à su tisser sa toile, au fil des années, comme en témoigne sa facile réélection.

Avant les municipales de 2008, de grands chantiers vont mobiliser ce bâtisseur :

- l’agrandissement du port des Minimes

- l’aménagement de la zone sud-gare

- le projet de renouvellement urbain de Mireuil

- le maintient d’une politique de médiation sociale.

Resté fidèle aux idées de Michel Crépeau, ce Radical de gauche, adjoint de Michel Crépeau, de 1989 à 1995, avocat de renom, franc-maçon au Grand Orient de France, J.P. Chantecaille* est maintenant le Monsieur Culture de la ville de Maxime Bono, en tant qu’adjoint aux affaires culturelles de la Cité Rochelaise.

*9eAdjoint Culture, musées, bibliothèques,

enseignement artistique, communication, Droits de l’Homme

Le patron emblématique du bar André, le plus coté de La Rochelle, là ou il convient d’aller, sur le Vieux Port, pour se faire voir, Jacques Bourdin, 65 ans vient de lancer une souscription* pour commémorer les dix ans de la soudaine disparition de Michel Crépeau, en faisant réaliser une œuvre, par le sculpteur François Cante-Pacos.

* http://www.asso-crepeauhumaniste.com/index.html

boue_final3copie      M        17_J      

Bar André, J. Bourdin - M. Bono, maire - J.P. Chantecaille, adjoint à la Culture

La ROCHELLE

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