Michel Crépeau Radical-Humaniste-Ecologiste urbain, précurseur d'une philosophie Radicale Humaniste de bon sens. Hommage et plus

Michel Crépeau, Radical, Humaniste, pionner de l'environnement, de l'urbanisme urbain. Ministre, Député-Maire - La Rochelle. Le Radicalisme - Parti Radical, Radicaux de Gauche : MRG, PRG. Gauche Radicale, non marxiste, Nouvelle.

21 janvier 2008

1979. Michel Crépeau : "pas fondamentalement une crise économique ..."

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Michel Crépeau – La Renaissance – Nicolas Sarkozy

IL Y A TRENTE ANS                                            AUJOURD’HUI

L’idée d’une « Politique de Civilisation », pour une « Nouvelle Renaissance » de notre « Vieux Monde » n’est qu’une pierre de  plus lancée dans les magnifiques jardins de l’Histoire de notre République, par le galopin Sarkozy. Il tente de méduser l’opinion des français en traçant l’esquisse d’une idée chapardée aux Grands Hommes de l’Histoire de France dont il est INDIGNE.

Lui qui dénigre la révolte de Mai 1968, lui qui efface les bienfaits de l’avènement de la Gauche au pouvoir, en Mai 1981, évènements récents de la mémoire collective des électeurs, il n’hésite  pas, par contre, à se draper en Jaurès, puis en Blum, pour tromper le peuple, car les figurants de cette époque se font rares et sont peu enclins à porter la contradiction. Ces novations, il les détourne de ses précurseurs, se les approprie dans l’intention de tromper par manipulation de bonimenteur, ces héritages nobles, bâtisseurs de notre démocratie populaire, qu’il pille et abime de ses « Moi je ».

Renaissance dont « la  France serait l’âme », selon N. Sarkozy.

« Nous ne résoudrons rien, si nous ne bâtissons pas l’école et la ville du XXIe siècle », 

  - Michel  Crépeau  ne l’a pas attendu, de sa politique d’Environnement Urbain (qui allie beauté de l’Urbanisme aves espaces verts et, espaces à vivre), ni de son investissement dans une Université  ouverte à tous et pour tous –

- sans mettre « au cœur de la politique le souci de l’intégration, de la diversité, de la justice, des Droits de l’homme, de l’environnement »

- sans retrouver : « le goût de l’aventure et du risque ... l’exemplarité demandée ...  moraliser le capitalisme financier » 

A cette  RENAISSANCE, période de transformation, de renouvèlement socioculturel, de mutations sociales et politiques, est apparu la notion d’Etat. Accroissement démographique, des techniques, des échanges. Urbanisation et architecture. Arrivé d’une bourgeoisie d’affaires, éclat culturel et faste l’accompagnèrent. Le culte du beau à la pensée chrétienne. Le réalisme (art), sculpture et peinture, à leur apogée (décorations). Mais aussi, philosophie et éthique, l’Humanisme. Poésie et prose pour faire briller la langue française.

Que d’ambiguïtés chez ce Président de la République, mis à part la Constitution qu’il modèle à lui-même.

« Réhumaniser la société », « Mettre le changement indispensable au service de l’homme », telles sont ses explications sur sa « France Civilisée ».

Cette « France Civilisée » serait une idée forte et respectable, si sa finalité était sincère et non un nouveau pavé jeté dans la cour politique, pour y semer la confusion, avant les élections locales.

Tant de références à la philosophie Radicale, maintenant, et nombre d’inadéquations à la politique de N. Sarkozy, si ce n’est le faste concocté pour sa Cour, qu’il convient de s’en méfier !

« Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme » - Rabelais

Il y a trente années, Michel  Crépeau comparait la Renaissance d’hier « au bond en avant des techniques, à l’accumulation du savoir » actuel. Mais au-delà, disait-il, « il importait d’avoir plutôt une tête bien faite, que bien pleine ».

La Renaissance : « une vérité simple » qu’il faut redécouvrir en politique, affirmait-il. « Celle de la sagesse pour son temps » – M. Crépeau

Ce dernier poursuit par :

« Les faits économiques et leurs résultantes ne sont pas le fait du capitalisme, mais celles des hommes qui commandent.  L’explication n’est pas économique mais politique ! »

Perte de la vertu, des références de l’éthique, ont tôt fait de ne plus croire en ce que « le progrès vient du combat de l’esprit et de l’effort, de l’instruction et de la culture », et non des guerres armées, idéologiques ou religieuses.

De la Renaissance italienne au siècle de Lumières de Condorcet, l’Humanisme radical fait son chemin. D’où le rôle déterminant de l’Humanisme, du savoir et du beau. 

« D’où la présence indispensable de l’Humanisme Radical, sur l’échiquier politique français » ne cessa de répéter Michel Crépeau.

Hélas ... au lieu de cela, dans une course aux profits, l’absence de morale politique et l’élitisme de nos gouvernants ont oublié, en chemin, la recherche, l’avenir. Et faute d’écoute des chercheurs, et des observateurs férus d’écologie, les dirigeants du monde, de leurs tiédeurs avérées, n’ont pu que constater le trou de la couche d’ozone, accident notoire, et malgré tout, snobé par les pays riches et responsables en premier lieu.

En France, l’ampleur d’un tel accroc qui se double d’un mauvais pari économique et financier, nous fait craindre que le Chef de l’Etat ne résiste pas à rechercher de le masquer par cette « Politique de Civilisation », leurre humaniste.

Déboguée d’un système libéral, il serait mal venu que cette pépite sociétale soit abandonnée, et ne serve que d’un simple rideau de fumée d’une dilapidation catégorielle des caisses de l’Etat au détriment des plus pauvres, justement corvéables à volonté.

« Tout ce qui concerne l’homme me paraît indispensable » - Michel Crépeau - 

Posté par jacinthe à 10:05 - L'Humaniste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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