30 décembre 2007
Association Crépeau l'Humaniste
Michel Crépeau confiait, en 1979, dans « Questions sur l’essentiel » de J.Y. Boulic :
"J'accepte de disparaître dès lors qu'il me sera permis d'éprouver, au jour de ma mort, le sentiment d'avoir accompli ma part d'humanité. C'est à travers elle que je survivrais".
Frappé, le 23 mars 1999, par un arrêt cardiaque dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, Michel Crépeau a quitté ce monde parsemé de chemins ardus et de passion.
Son engagement, son franc-parler et sa verve dans les débats, c'est ce qu’envisage de célébrer la jeune association "Michel Crépeau l'humaniste".
Lors du 10ième anniversaire de son départ, en 2009, pour se remémorer, interpeller la jeunesse, un collectif* a décidé de lui dédié une sculpture*, dans une dynamique d'émotion heureuse.
D’où cet appel aux donateurs, séduits par la politique-réflexion « humaniste » de Michel Crépeau qu’il convient de léguer aux générations futures.
J’attire votre attention sur une initiative* qui a un sens philosophique : le bonheur, la sagesse, le bons sens, le réalisme.
Et, de la sorte, je me fais que relayeur d’une information pour ceux, qui comme moi, cultivent la mémoire de ce guide politique à tous les humanistes ayant de l’affection et du respect envers ce précurseur de l’écologie qui conforte, de la même manière, le bonheur humain.
Maître, trop vite emporté dans les étoiles.
Et ce gracieusement et en remerciement pour tout ce qu’il a donné et laissé en héritage.
Pour plus d’informations, et pour obtenir un bon de souscription, afin de participer à l’œuvre dédiée à Michel Crépeau et, de la sorte, faire un don, cliquer sur le lien, ci-dessous, de l’Association Crépeau l’Humaniste, seule organisatrice de l’évènement.
* Infos pratiques :
Sur le site asso-crepeauhumaniste.com ; l'association, l'artiste, l'œuvre, le fondeur et les démarches pour les donateurs !
http://www.asso-crepeauhumaniste.com/
.
Sources : Ubacto, les actualités de la Rochelle – Vie publique
... Sous la plume revisitée de Jacinthe
.
29 décembre 2007
Les députés Radicaux - Législatures Cinquième République
.
ASSEMBLEE NATIONALE
.
LEGISLATURES (13)
.
Sous la cinquième République
.
Nombre de député(e)s
.
« Radicaux * » élu(e)s,
par législature
.
* Radicaux, Radicaux de Gauche, Radicaux « Valoisien »
.
R RG RV =
.
1e-1958 13 13
Début 5e République – De Gaulle installé Président, par un collège restreint
.
2e-1962 23 23
Nouvelle Constitution – Pompidou, Premier Ministre
.
3e-1967 26 26
Deuxième mandat De Gaulle, élu au suffrage universel
.
4e-1968 13 13
A la suite des évènements de Mai 1968
.
Scission 1971 09 04 13
J.J. Servan-Schreiber rejoint le Centriste J. Lecanuet
R. Fabre signe le Programme Commun de la Gauche, après y avoir rajouté une annexe radicale (MRG)
.
5e-1973 11/12* 04 15/16
La Gauche se présente sous le Programme Commun – Pompidou, Président – Premier choc pétrolier
.
*J. Thome-Patenôtre ayant rejoint cette Union de la Gauche, plus tardivement.
6e-1978 10 07 17
Giscard d’Estaing, Président – R. Barre, Premier Ministre
.
7e-1981 14 02 16
La Gauche au pouvoir – vague rose
.
8e-1986 07 07 14
Première cohabitation – Chirac, Premier Ministre –résultante surenchère communiste
.
9e-1988 09 03 12
Fin de la cohabitation Chirac – Mitterrand réélu
.
10e-1993 06 14 20
Deuxième cohabitation – Balladur, Premier Ministre
.
11e-1997 13 03 16
Troisième cohabitation (1e sous Chirac) – Jospin, Premier Ministre
.
12e-2002 07 09 16
Fin de cohabitation Jospin – Chirac réélu
.
13e-2007 08/09** 15 23/24
Présidentielle – vague bleue Sarkozy – élan Borloo
.
** J. Desallangre, s’il siège dans un groupe parlementaire différent, il a néanmoins été élu sous l’étiquette PRG.
28 décembre 2007
Elections Présidentielles - cinquième Répubique
.
ELECTIONS PRESIDENTIELLES
21/12/1958
Au suffrage universel indirect par un collège électoral composé des membres du Parlement, des Conseillers Généraux et des représentants élus des Conseils Municipaux, soit 81 290 Grands Electeurs.
Général de Gaulle 62 394 voix (76.75 %)
3 candidats : De Gaulle (Droite), G. Marrane (PC),
A. Chatelet (Gauche)
-------------------------
06/11/1962
Rappel de la Constitution
Révision Constitutionnelle approuvée par référendum, le 28/10/1962 : le Président de la République sera élue au suffrage universel direct uninominal majoritaire à deux tours, pour un mandat de 7 ans renouvelable
Si la majorité absolue n’est obtenue par aucun des candidats, lors du premier tour, quinze jours plus tard, est organisé un second tour. Seuls les 2 candidats ayant obtenus le plus grand nombre de suffrages, au premier tour, sont autorisés à se présenter au second tour, afin que l’élu recueille la majorité des suffrages exprimés, selon la Constitution.
Le référendum du 24/09/2000 réduit le mandat à 5 ans.
-------------------------
05/12/1965 6 candidats
1e tour
De Gaulle 44.65 %
F. Mitterrand 31.72 %
.
2e tour
De Gaulle 55.20 %
F. Mitterrand 44.80 % FGDS
.
FGDS : (Convention des Institutions Républicaine, Parti Radical, SFIO, Clubs 9 Septembre 1965)
3e homme : J. Lecanuet
-------------------------
01/06/1969 7 candidats
Organisée à la suite de la démission du Président de Gaulle
1e tour
G. Pompidou 44.47 %
A. Poher 23.21 %
J. Duclos 21.27 % (PC)
G. Deferre 05.01 % (SFIO)
.
M. Rocard 03.61 % (PSU)
.
(SFIO) : socialiste, soutien de Mendès France)
.
2e tour
G. Pompidou 58.21 %
A. Poher 41.78 %
3e homme : J. Duclos
-------------------------
05/05/1974 12 candidats
Organisée suite au décès du Président Pompidou
1e tour
V. Giscard d’Estaing 32.60 %
F. Mitterrand 43.25 % Programme Commun : MRG, PS, PC
.
E. Muller 00.69 % - Parti Démocrate Social (PDS)
.
PDS : (ex composant des Réformateurs)
.
2e tour
V. Giscard d’Estaing 50.81 % - soutien Parti Radical Valoisien
F. Mitterrand 49.19 %
3e homme : J. Chaban Delmas
Première femme candidate
Première candidature écologiste
-------------------------
25 décembre 2007
Parti Radical : les Présidents
.
Parti Radical Valoisien
et
Parti Radical de Gauche :
Les Présidents
1901-1902 Gustave Mesureur
1902-1903 Jean Dubief
1903-1904 Maurice Faure
1904-1905 Maurice Berteaux
1905-1906 Emile Combes
1906-1907 Camille Pelletan
1907-1908 Auguste Delpech
1908-1909 Louis Lafferre
1909-1910 Ernest Vallé
1910-1913 Emile Combes
1913-1914 Joseph Caillaux
1917-1918 Charles Debierre
1918-1919 André Renard
1919-1926 Edouard Herriot
1926-1927 Maurice Sarraut
1927-1931 Edouard Daladier
1931-1936 Edouard Herriot
1936-1939 Edouard Daladier
1944-1948 Théodore Steeg
1948-1953 Edouard Herriot
1955-1957 Edouard Herriot
1e vice-président : Pierre Mendès France
1957-1958 Edouard Daladier
1958-1961 Félix Gaillard
1961-1965 Maurice Faure
1965-1969 René Billères
1969-1971 Maurice Faure
-----------------------------------Scission
Appellations des Radicaux Valoisien
Parti Républicain, Radical et
Radical-socialiste
Parti Radical-socialiste
1981 - Parti Radical
Parti Radical « Valoisien »
Présidents des Radicaux Valoisien
1971-1975 J. J. Servan-Schreiber
1975-1977 Gabriel Péronnet
1977-1979 J. J. Servan-Schreiber
1979-1983 Didier Bariani
1983-1988 André Rossinot
1988-1993 Yves Galland
1993-1997 André Rossinot
1997-1999 Thierry Cornillet
1999-2003 François Loos
2003-2005 André Rossinot
2005-2007 Jean-Louis Borloo /
André Rossinot (co-présidents)
2007- .. Jean-Louis Borloo
Appellations du parti des
Radicaux de Gauche
1971 GEARS
1972 MGRS
1973-1993 MRG
1994-1995 Radical
1996-1997 PRS
1998- .. PRG
Présidents des Radicaux de Gauche
1972-1978 Robert Fabre
1978-1981 Michel Crépeau
1981-1983 R. G. Schwartzenberg
1983-1985 Jean-Michel Baylet
1985-1988 François Doubin
1988-1989 Yvon Collin
1989-1992 Emile Zuccarelli
1992-1995 Jean-François Hory
1996- .. Jean-Michel Baylet
23 décembre 2007
Tous les noms des Député(e)s Radicaux de Gauche élus, par législatures
LEGISLATIVES Ve République
Les élu(e)s « Radicaux de Gauche »,
depuis la création du MRG
2007 9 élus PRG
Gérard Charasse, Jacques Desallangre (Aisne 4e), Annick Girardin (Saint Pierre et Miquelon 1e), Joël Giraud, Paul Giacobbi, Dominique Orliac (Lot 1e), Chantal Robin-Rodrigo, Sylvia Pinel (Tarn et Garonne 2e), Christiane Taubira.
2002 9 élus PRG
Gérard Charasse, Jean-Pierre Defontaine, Paul Giacobbi (Haute-Corse 2e), Joël Giraud (Hautes-Alpes 2e), François Huwart, Chantal Robin-Rodrigo (Hautes-Pyrénées 2e), Roger-Gérard Schwartzenberg, Christiane Taubira apparentée PRG (Walwari), Emile Zuccarelli.
1997 13 élus PRS
Groupe Parlementaire Radical, Citoyen et Vert : RCV
Gérard Charasse (Allier), Bernard Charles, Michel Crépeau, Jean-Pierre Defontaine, Jacques Dondoux (Ardèche), Robert Honde (Alpes Haute Provence), François Huwart (Eure et Loir), Jacques Rebillard (Saône et Loire), Jean-Paul Nunzi (Tarn et Garonne), Jean Rigal, Roger-Gérard Schwartzenberg + Christiane Taubira (Guyane 1e) apparentée PRG (parti Walwari), Alain Tourret (Calvados), Émile Zuccarelli.
1993 6 élus MRG
Jean-Pierre Defontaine, Kamilo Gata, Roger-Gérard Schwartzenberg, Bernard Charles, Bernard Tapie (Bouches du Rhône), Émile Zuccarelli.
1988 9 élus MRG
Jean-Michel Baylet, Alain Bonnet, Bernard Charles (Lot), Michel Crépeau, Jean-Pierre Defontaine, Claude Gaits (Hautes Pyrénées), Kamilo Gata (Wallis et Futuna), Roger-Gérard Schwartzenberg, Lionel Stoléru (Oise).
1986 7 élus MRG
Nicolas Alfonsi, Alain Bonnet, Michel Crépeau, Jean Rigal, Dominique Saint-Pierre (Ain), Roger-Gérard Schwartzenberg (Val de Marne), Émile Zuccarelli (Corse).
1981 14 élus MRG
François Abadie, Nicolas Alfonsi (Corse), Jean-Michel Baylet, Alain Bonnet, Michel Crépeau, Jean-Pierre Defontaine, Paul Duraffour, Maurice Faure, Raymond Julien, François Loncle, Jean-Paul Luisi (Haute Corse), François Massot, Jean Rigal (Aveyron), Jean Zuccarelli.
1978 10 élus MRG
François Abadie, Jean-Michel Baylet ((Tarn et Garonne), Alain Bonnet, Michel Crépeau, Jean-Pierre Defontaine (Pas de Calais), Paul Duraffour, Robert Fabre, Maurice Faure, Raymond Julien (Gironde), François Massot (Alpes de Haute Provence).
1973 12 élus MRG
.
8 sortants (ex PR, après scission), 7 Réélus
François Abadie (Hautes- Pyrénées), Nicolas. Alfonsi (Corse), Fernand Berthouin, R, (Indre et Loire)), Alain Bonnet (Dordogne), Michel Crépeau (Charente-Maritime), Paul Duraffour, R, (Saône et Loire), Robert Fabre, R, (Aveyron), Maurice Faure, R, (Lot), Marcel Massot, R, (Basses Alpes), Jacqueline Thome-Patenôtre, R, (Yvelines), Antonin Ver, R, (Tarn et Garonne), Jean Zuccarelli (Corse).
P S : L’indication du département indique la date d’une première élection. Son absence signifie une réélection (scrutin précédent ou ultérieur)
.
20 décembre 2007
l'Histoire des Radicaux de Gauche
Vicissitudes de la Politique sur les élus
Les effets de la scission des Radicaux (1972)
Les atermoiements de R. Fabre (1975/1978)
M. Crépeau, Président du MRG (1978/1981)
La Gauche au Pouvoir (1981)
Surenchères communistes = Plan de rigueur
L’esprit radical : « Le progrès dans l’ordre » - Alain –
Le radicalisme privilégie l’homme : un homme instruit est un homme citoyen.
R. Fabre appartient à la gauche humaniste, radicale. Cette gauche réformiste se méfie donc des extrémismes.
Jusqu’en 1969, le Parti Radical Socialiste sera dans l’opposition non communiste.
Le résultat désastreux de Gaston Defferre (SFIO) aux Présidentielles de 1969 (5.01%) comparé au 21.27 % du Parti Communiste, incita J.J. Servan-Schreiber, à rejoindre le Centriste Jean Lecanuet, seconde force de droite, après les Gaullistes de G.Pompidou, pour imposer une alternative à la bipolarisation de la Ve République, avec :
.
- les « Réformateurs », que le Parti Social Démocrate rallia.
.
JJSS s’opposera à Maurice Faure, alors Président du Parti Radical Socialiste.
.
Malgré tout, ce sera un échec pour cette nouvelle force politique, dès 1973 !
Tour à tour, ceux-ci rejoignirent l’UDF, lors de sa création - 1978 - (Centre-droit).
L’aile gauche du Parti Radical, désavouée, en 1971, au Congrès de son parti, s’organisa autour du député R. Fabre qui n’acceptera que difficilement l‘obligation faite par cette bipolarisation, de choisir un camp.
Bien qu’il signa le Programme Commun, ce qui le fit entrer dans l’opposition et le liera, désormais, à l’Union de la Gauche, il ne cessera de maintenir la spécificité et l’identité de son parti : le Mouvement des Radicaux de Gauche.
De la sorte, il ne parviendra pas à devenir la troisième composante de l’Union, à part entière, faisant, en conséquence, vivoter à l’ombre du Parti Socialiste, son Mouvement, au lieu de le grandir.
Sa difficulté à exister provenait principalement au fait de devoir exister auprès d’un Parti communiste excessif et révolutionnaire.
A cet égard, lors de chaque période électorale, les français se fourvoient dans une impasse, extrême ou molle : ce fut et sera, le communisme, l’extrême droite, le MoDem, et demain l’extrême gauche trotskiste.
Des mouvements de colère qui agissent, telle la lune, sur les marées d’humeur, et ne représentent, en aucun cas, une adhésion, comme l’Histoire le prouve.
Radical d’opposition et non d’union, R. Fabre est resté.
Dès 1975, il revendiquera l’indépendance du Radicalisme, comme le refait J. M. Baylet, en 2007, à la différence que ce dernier, la revendique à gauche, tandis qu’en 1975, cette indépendance sera captée par V. Giscard d’Estaing.
L’Histoire se répète ! N. Sarkozy faisant, aujourd’hui, de la même.
Si les Radicaux séduisent tant les leaders des deux blocs opposés, c’est que leur pourcentage de voix qu’ils convoitent, sont ceux qui font basculer, à chaque scrutin, les majorités gagnantes. « Chaque français a été, ou sera un jour Radical, sans le savoir ».
Lui, le MRG devenu maintenant PRG, fait un rêve !
Puisque l’appareil communiste a montré ses limites à gouverner, aujourd’hui, il devient, enfin, possible de créer une Fédération de la Gauche Moderne et Réaliste, où chacun y gardera ses spécificités, et qui rassemblerait les déçus d’un Sarkozy et d’un Fillon qui, détricotent les acquis sociaux obtenus de hautes luttes, depuis Zola, obligeant les français à puiser dans leur épargne temps pour garantir leur pouvoir d’achat, le centre-gauche égaré du MoDem, certains Radicaux « Valoisien » extirpés de l’UMP, des écologistes réalistes, le PRG, donc, et les Socialistes, sociaux-démocrates ou non dogmatiques.
Ce que fit, en son temps et en sens inverse, sans avertir personne, R. Fabre.
Septembre 1977. Celui-ci, écrivit à l’Elysée, pour avoir un dialogue, « tout en restant dans l’opposition », avec le Président de la République, V. Giscard d’Estaing.
Si Jacqueline Thome-Patenôtre le félicite de sa démarche (rendez-vous, que l’on retrouve, en 2007 !), Michel Crépeau cherche à lever les ambiguïtés, dont une possible manipulation de la franc-maçonnerie.
Conformément à l’esprit Radicaliste, R. Fabre agit en toute indépendance !
Ce litige, a-t’il dit, serait né des propositions excessives des communistes, notamment celles qui concernaient les nationalisations. L’union de la Gauche sera, ainsi, consumée, dans les semaines qui suivirent !
« Reste l’Union sans Programme Commun ».
Mai 1978. Au congrès de Paris, Michel Crépeau se posera en concurrent de R. Fabre. « Saisir l’innovation », et une relation privilégiée avec le PS, seront les thèmes du candidat Crépeau, soutenu par M. Faure, R. Billères et J. M. Baylet, ainsi que tous les députés, qui, eux, soutinrent, toujours, la stratégie de l’Union de la Gauche, tout du moins, sur le papier, comme aux législatives de 1973,et non dans les discours
A l’opposé, R. Fabre, J. Maroselli et M. Diaz privilégièrent la réunification des Radicaux et l’autonomie du MRG.
Michel Crépeau est élu Président du MRG.
Avec J. Thome-Patenôtre, P. Bracque, M. Diaz et G. Gennesseaux, R. Fabre fondera la Fédération pour une Démocratie Radicale (FDR).
Par la suite, sa nomination en tant que Médiateur de la République ... par V. Giscard d’Estaing, mettra fin, soudainement, à son parcours politique chahuté, mais revanchard ... Jacinthe
... (à suivre)
18 décembre 2007
Le père de l'Europe
Gaston Monnerville,
l’une de Grandes Figures du Radicalisme
de ce XXe siècle passée
1897-1991, petit-fils d’esclave.
Bachelier (1915)
Licencié en Droit (1918)
Avocat
Député de Cayenne (1932-1940) et (1945-1946)
Maire de Cayenne (1935-1940), puis de St-Céré (Lot) – 1964-1971 –
Sous-secrétaire d’Etat aux colonies (1937-1938), cette nomination fut violement critiquée en Europe.
Gaston Monnerville considérait, avant tout, les aspects politiques, mais n’envisageait guère les implications financières. De la sorte, comme tous les Radicaux de l’époque, il mettait « le mur de l’argent » responsable des dysfonctionnements dont souffrait la troisième République. Tous, ne virent pas qu’il faille réformer l’Etat en profondeur.
A la nomination de Pétain, il protesta à Vichy, puis devint Grand résistant, et sera chef de réseau maquisard (1939-1945), sous le nom de Saint-Just
En 1945, le désir de renouveau des français fut mal perçu des Radicaux.
Après guerre, il siégea à l’Assemblée consultative provisoire.
Ferma le bagne de Cayenne (1945)
Le Gouvernement provisoire de la République Française le chargera de codifier le statut de l’Outre-mer français (DOM).
Trop absent de Cayenne, G. Monnerville ne fut pas réélu, aux Législatives.de 1946.
Elu Conseiller de la République de Guyane (1946-1948)
Président du Conseil de la République – nom du Sénat, sous la quatrième République, rôle réduit - (1947-1958)
Sénateur du Lot (1948-1974) Elu le 26 avril 1959; réélu le 26 septembre 1965, fin de mandat le 5 mars 1974 (nommé au Conseil Constitutionnel)
Président du Conseil Général du Lot – implication prononcée – (1951-1970)
1953, pressenti pour devenir Président de la République, tant sa prestance était grande (Election par les Parlementaires), sa couleur de peau le privera de cet honneur ... ce qui le décevra de la France, sur le moment. A moins que ce ne soit les députés et sénateurs des deux Chambres, les acteurs de ce retournement ?
Président du Sénat (1958-10/1968). Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation.
Il joua un rôle important dans le retour du Général De Gaulle au pouvoir, et se rendit pour une rencontre-entretien sur les modalités de l’investiture et le respect de la Constitution (1958), avec celui-ci.
De Gaulle lui semblait plus Bonapartiste que Républicain. Et puis les votes des députés gaullistes avec ceux des communistes ont largement contribué à affaiblir un régime (la quatrième République) dont il dénonçait, cependant la faiblesse. Certes, de leur côté, les notables de la quatrième République défendirent leur parlementarisme.
Opposant au régime Gaulliste, il dénoncera les violations de la loi, le mépris de la Constitution par un « dictatorial » de Gaulle, plus que l’élection au suffrage universel et le présidentialisme.
En 1962, il s’opposera donc au référendum sur l’élection du Président de le République au suffrage universel et lâchera le mot de « forfaiture », à l’encontre de G. Pompidou, alors Premier Ministre.
Membre du Groupe de la Gauche Démocratique (Sénat).
Il combat le projet de réforme du Sénat, projet rejeté lors du référendum alambiqué de 1969 (rénovation du Sénat, création de régions, en plus C. de Gaulle mit son poste de Président dans la balance, en cas de victoire du non) qui portait donc sur plusieurs questions !!!
Résultat du référendum de 1969 : Non 52,41 %
Quant à ce référendum de 4/1969, d’une monstruosité juridique encore plus lourde qu’en 1962, il fut. Son résultat rendit justice à tant de dérives autoritaires et de transgressions répétées de la loi, et fit chaud au cœur du Président du Sénat, pour l’opposition qu’il mena contre ce referendum qui prévoyait une refonte du Sénat. La résistance de G. Monnerville nous préserva, peut être, du pire ?
Tout comme de Gaulle évita-t-il la guerre civile, en 1958 ? De même que la Constitution de M. Debré, nous préserva, malgré tout, des excès d’un Général. Si imparfaite fut-elle, le temps prouvera son bon équilibre. 2007, et l’évolution de la société, lui vaut un toilettage qui reste à découvrir et analyser. Malheureusement, pour ce sujet important, la voix du peuple ne sera pas consultée par référendum ...
Frustré, il le sera de ne point devenir Président de la République, par intérim (1969) pour quelques mois seulement (Il venait de quitter la Présidence du Sénat, après les élections par tiers de 1968) ..., après le départ du Général qui avait fait de cette consultation, un plébiscite. Ce rendez-vous manqué avait le goût d’une revanche du Droit, de la loi sur l’autorité qui les bafouait.
A la scission du Parti Radical, en 1972 il optera pour le MRG, apportant sa caution à la démarche de R. Fabre et M. Crépeau.
G. Monnerville n’eut qu’une seule famille toute sa vie : le Parti Radical, de même que la Ligue des Droits de l’Homme.
Nommé Membre du Conseil Constitutionnel (1974-1983)
Chevalier de la Légion d’Honneur depuis 1947, à titre militaire, il sera promu Officier, en 1983. Rosette remise par F. Mitterrand.
Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres (1985)
En 1993, Christiane Taubira repris la circonscription législative de celui qui sera son exemple en politique.
Gentil et serviable, mais intègre et d’une grande moralité, il fut incorruptible.
Doté d’une grande intelligence et ouvert d’esprit, il fut efficace et d’une autorité naturelle, il demeura, toute sa vie, au service de la République.
G. Monnerville est d’ailleurs la République incarnée. Sa mère, la France est intouchable, tant il se sentit, français avec du sang « noir ». Le respect des Libertés, de la dignité humaine, des minorités, du racisme et des Droits de l’Homme restèrent constamment en éveil, chez lui. Jacinthe.
.
16 décembre 2007
P. Mendés France
Du Radicalisme Mendésiste ...
.
Mots et citations de Pierre Mendès France
« Un recyclage intellectuel »
« C’est notre structure toute entière qui a besoin d’être refaite »
« Distribuer de l’argent à tout le monde sans en reprendre à personne, c’est entretenir un mirage »
« Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix »
« Un cas de conscience ; Conscience de la Gauche ; destin inachevée », « Les schémas sommaires »
« La démocratie est d’abord un état d’esprit »
L’Homme politique
Homme politique français (1907-1982), Président du Conseil pendant sept mois, sous la quatrième République, il s’imposa, par son exigence de rigueur et sa lucidité, comme l’une des figures mythiques du radicalisme de Gauche française.
Il demeure une référence dans la classe politique française, en tant que symbole d‘une conception exigeante de la politique française.
De Mendès France à Crépeau
De Mendès France à Crépeau, « Ce parti du siècle » a su constamment évoluer tout en se maintenant à la pointe des luttes républicaines.
Du radicalisme de terroir à celui de pouvoir
Entre individualités fortes et tempérament de terroir, le radicalisme de Gauche, ce radicalisme de gouvernement et de combat parlementaire, démocratique et républicain*, s’il a marqué le vingtième siècle, il doit, avec J.M. Baylet, son président actuel, ne plus se contenter de sa République de Province, celle du Sud Ouest, socle du radicalisme.
Expliquer sa différence notoire du socialisme pour exister pleinement
Les Radicaux de Gauche doivent impérativement s’ouvrir à l’ensemble des français, en expliquant son propre programme, ses idées, propositions et réactions différentes du socialisme. Il en va de sa survie.
Jadis, allié au PS, par fidélité à F. Mitterrand, le PRG se retrouve aujourd’hui seul et livré à un Parti Socialiste, faux frère dogmatique, mort de faim et aux abois.
Idéologiquement et stratégiquement de plus en plus indépendant, excepté sa frange gauche, prête à rejoindre ce socialisme hégémonique pour s’assurer de sa réélection au prochain scrutin, ce trop plein de la meute de loups dominants, tente de s’imposer. Ce qui est manifestement impossible.
C’est cette opportunité qu’il lui faut saisir afin de rebondir dans l’arène politique des idées nouvelles, suscitant ainsi l’intérêt de Médias que le Parti Radical se doit de réaliser pour récupérer pleinement sa place à Gauche. Créer l’événement autant que l’avènement !
Parti Radical de Gauche et Gauche radicale ; un monde les sépare !
*Parti Radical de Gauche à ne pas confondre avec la Gauche radicale, ce mouvement trotskyste qui refuse de gouverner, et qui n’est ni plus ni moins dirigé par le soixante huitard A. Krivine.
Ce dernier, n’est autre que le marionnettiste d’un O. Besancenot, rassembleur de tous les extrêmes, allant d’un gauchiste socialisme en décomposition à un PC qui tente de ressurgir de la souche de ses vieilles lunes.
Ce tout se complète, pour la tranche gouvernementale, de Verts-Rouges écologistes, non structurés et irréalistes
Ce gouvernement de rue qui réduit la politique démocratique à une simpliste arithmétique révolutionnaire, n’est en fait qu’un mouvement dur qui s’abrite derrière la bonhomie sympa d’un Olivier Besancenot, a fortiori agréable.
L’attrait de cette mouvance brille au point d’attirer la jeunesse intellectuelle nihiliste opposée au gouvernement people, capitaliste « à la papa » et faussement libéral, et qui croit moins encore, au ni oui, ni non d’un Centre droit mou, démocrate chrétien et bien esseulé. Actuelle tableau parlementaire carnavalesque, s’il en faut.
Radical ! Oui, mais dans une entité responsable, démocratique et bien délimitée : celle du jugement d’un peuple suzerain de gouvernement.
Au Radicalisme qui pense à la réunification ... à Gauche
15 décembre 2007
Sabrina Giorcelli- Laconi : "Michel Crépeau, La Rochelle"
Sabrina Giorcelli-Laconi, auteur de Michel Crépeau et La Rochelle, 1955-1973
.

.
Passionnée par l’homme politique Michel Crépeau, Sabrina Giorcelli-Laconi se lance dans l’élaboration d’une thèse de doctorat d’histoire contemporaine qui relate le baroud radical de Michel Crépeau.
L’histoire sera retracée sur deux tomes :
- Michel Crépeau et La Rochelle 1955-1973, reprend une phrase forte de conviction prononcée, en haut de la Tour de l’horloge, à sa jeune épouse :
- « Tu vois, un jour, je serais maire de cette ville », lui lance le jeune Michel Crépeau, d’un ton sûr.
L’ouvrage 1, remonte à la source de l’engagement radical de Michel Crépeau jusqu’à ses premières élections :
- 1967 Conseil Général
- 1971 Mairie de ... La Rochelle
- 1973 Assemblée Nationale
Essentiel à la compréhension de ce personnage hors norme, ce tome l que je ne raconte pas, laissant le lecteur tout à sa joie de le découvrir page à page, précède un volume 2, annoncé en 2009 qui, lui, retracera son chemin politique, au travers de ses choix, et qui, couvrira la période de 1973 à 1986
Période d’enracinement dans le haut paysage politique français des ministères et rochelais, tout à la fois, façonnant à son image, une ville belle et rebelle, et de l’autre, le nouveau visage du radicalisme moderne français, contenu qu’il m’est permis de penser, entre autres surprises inattendues.
De 1986 à 1999, il restera le temps de la réflexion sage, ainsi que la finition ciselée de son œuvre entremêlée de sa part d’humanisme.
Cette partie de l’homme politique accompli, qui si hors thèse, elle est, sera-t-elle la cerise sur le gâteau de l’auteur qui a repris ses études en l’an 2000, à l’Université de la Rochelle, démarche âprement défendue par le candidat Crépeau de l’époque, et dont il serait fier de cette initiative.
L’élégance et la fluidité de l’écriture associées au minutieux travail d’archéologue de la face cachée de l’homme sensible et discret, ne montrant que son combat épique pour la solidarité afin que chacun accède à un minimum de chaleur et de bonheur.
Toute sa vie, il montrera que seul la Gauche est porteuse de générosité et de rêve, à condition d’être pluraliste et unie. Jacinthe.
Source : pour partie et extraits : Fédération PRG de Charente Maritime que je remercie et dont je conseille le site richement doté et à l’actualité mise à jour très régulièrement, selon évènements et informations, et plus particulièrement son Président, Y. Juin. Merci.
http://www.prg17.org/interactif2/default.asp
14 décembre 2007
Energie Solaire - La Rochelle - Michel Crépeau
Municipalité de La Rochelle
.
Le Solaire
Les sites équipés de capteurs
- Le camping de Port-Neuf : 60 Capteurs couvrent 63 % (besoins fournis)
- Le gymnase des Minimes : 48 capteurs couvrent 79 % (besoins fournis)
Productivité annuelle : 370 kWh/m2 de capteur.
La serre municipale de Saint-Eloi : 4 m2 de capteurs
Chauffage de l’eau, dans les vestiaires
Lotissement de Villeneuve-les-Sâlines : 1600m2 de capteurs
De juin à septembre ; 800 logements sont desservis en eau chaude sanitaire, ce qui permet l’arrêt de la chaudière collective.
Ils fournissent, une large partie de l’année, l’eau chaude sanitaire
Pour le reste non couvert, énergie complémentaire utilisée : l’électricité au camping - le gaz aux Minimes
Installation : sur la toiture des blocs sanitaires, de la serre, en terrasse (lotissement)
Les 92 horodateurs du centre-ville sont équipés d’un panneau solaire intégré avec accumulation d’énergie.
Autonomie.
Relais Nature de la Moulinette : microcentrale solaire (PHE-BUS). But : pédagogique et de démonstration
Les capteurs photovoltaïques produisent l’électricité qui alimente une salle
Les deux passeurs (bateaux français) électro-solaire :
- leur 9 m2 de panneaux solaires photovoltaïques produisent une puissance de 1000 W.
Soit le tiers de l’énergie emmagasinée par les batteries.
......


.









