20 décembre 2007
l'Histoire des Radicaux de Gauche
Vicissitudes de la Politique sur les élus
Les effets de la scission des Radicaux (1972)
Les atermoiements de R. Fabre (1975/1978)
M. Crépeau, Président du MRG (1978/1981)
La Gauche au Pouvoir (1981)
Surenchères communistes = Plan de rigueur
L’esprit radical : « Le progrès dans l’ordre » - Alain –
Le radicalisme privilégie l’homme : un homme instruit est un homme citoyen.
R. Fabre appartient à la gauche humaniste, radicale. Cette gauche réformiste se méfie donc des extrémismes.
Jusqu’en 1969, le Parti Radical Socialiste sera dans l’opposition non communiste.
Le résultat désastreux de Gaston Defferre (SFIO) aux Présidentielles de 1969 (5.01%) comparé au 21.27 % du Parti Communiste, incita J.J. Servan-Schreiber, à rejoindre le Centriste Jean Lecanuet, seconde force de droite, après les Gaullistes de G.Pompidou, pour imposer une alternative à la bipolarisation de la Ve République, avec :
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- les « Réformateurs », que le Parti Social Démocrate rallia.
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JJSS s’opposera à Maurice Faure, alors Président du Parti Radical Socialiste.
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Malgré tout, ce sera un échec pour cette nouvelle force politique, dès 1973 !
Tour à tour, ceux-ci rejoignirent l’UDF, lors de sa création - 1978 - (Centre-droit).
L’aile gauche du Parti Radical, désavouée, en 1971, au Congrès de son parti, s’organisa autour du député R. Fabre qui n’acceptera que difficilement l‘obligation faite par cette bipolarisation, de choisir un camp.
Bien qu’il signa le Programme Commun, ce qui le fit entrer dans l’opposition et le liera, désormais, à l’Union de la Gauche, il ne cessera de maintenir la spécificité et l’identité de son parti : le Mouvement des Radicaux de Gauche.
De la sorte, il ne parviendra pas à devenir la troisième composante de l’Union, à part entière, faisant, en conséquence, vivoter à l’ombre du Parti Socialiste, son Mouvement, au lieu de le grandir.
Sa difficulté à exister provenait principalement au fait de devoir exister auprès d’un Parti communiste excessif et révolutionnaire.
A cet égard, lors de chaque période électorale, les français se fourvoient dans une impasse, extrême ou molle : ce fut et sera, le communisme, l’extrême droite, le MoDem, et demain l’extrême gauche trotskiste.
Des mouvements de colère qui agissent, telle la lune, sur les marées d’humeur, et ne représentent, en aucun cas, une adhésion, comme l’Histoire le prouve.
Radical d’opposition et non d’union, R. Fabre est resté.
Dès 1975, il revendiquera l’indépendance du Radicalisme, comme le refait J. M. Baylet, en 2007, à la différence que ce dernier, la revendique à gauche, tandis qu’en 1975, cette indépendance sera captée par V. Giscard d’Estaing.
L’Histoire se répète ! N. Sarkozy faisant, aujourd’hui, de la même.
Si les Radicaux séduisent tant les leaders des deux blocs opposés, c’est que leur pourcentage de voix qu’ils convoitent, sont ceux qui font basculer, à chaque scrutin, les majorités gagnantes. « Chaque français a été, ou sera un jour Radical, sans le savoir ».
Lui, le MRG devenu maintenant PRG, fait un rêve !
Puisque l’appareil communiste a montré ses limites à gouverner, aujourd’hui, il devient, enfin, possible de créer une Fédération de la Gauche Moderne et Réaliste, où chacun y gardera ses spécificités, et qui rassemblerait les déçus d’un Sarkozy et d’un Fillon qui, détricotent les acquis sociaux obtenus de hautes luttes, depuis Zola, obligeant les français à puiser dans leur épargne temps pour garantir leur pouvoir d’achat, le centre-gauche égaré du MoDem, certains Radicaux « Valoisien » extirpés de l’UMP, des écologistes réalistes, le PRG, donc, et les Socialistes, sociaux-démocrates ou non dogmatiques.
Ce que fit, en son temps et en sens inverse, sans avertir personne, R. Fabre.
Septembre 1977. Celui-ci, écrivit à l’Elysée, pour avoir un dialogue, « tout en restant dans l’opposition », avec le Président de la République, V. Giscard d’Estaing.
Si Jacqueline Thome-Patenôtre le félicite de sa démarche (rendez-vous, que l’on retrouve, en 2007 !), Michel Crépeau cherche à lever les ambiguïtés, dont une possible manipulation de la franc-maçonnerie.
Conformément à l’esprit Radicaliste, R. Fabre agit en toute indépendance !
Ce litige, a-t’il dit, serait né des propositions excessives des communistes, notamment celles qui concernaient les nationalisations. L’union de la Gauche sera, ainsi, consumée, dans les semaines qui suivirent !
« Reste l’Union sans Programme Commun ».
Mai 1978. Au congrès de Paris, Michel Crépeau se posera en concurrent de R. Fabre. « Saisir l’innovation », et une relation privilégiée avec le PS, seront les thèmes du candidat Crépeau, soutenu par M. Faure, R. Billères et J. M. Baylet, ainsi que tous les députés, qui, eux, soutinrent, toujours, la stratégie de l’Union de la Gauche, tout du moins, sur le papier, comme aux législatives de 1973,et non dans les discours
A l’opposé, R. Fabre, J. Maroselli et M. Diaz privilégièrent la réunification des Radicaux et l’autonomie du MRG.
Michel Crépeau est élu Président du MRG.
Avec J. Thome-Patenôtre, P. Bracque, M. Diaz et G. Gennesseaux, R. Fabre fondera la Fédération pour une Démocratie Radicale (FDR).
Par la suite, sa nomination en tant que Médiateur de la République ... par V. Giscard d’Estaing, mettra fin, soudainement, à son parcours politique chahuté, mais revanchard ... Jacinthe
... (à suivre)
