30 mai 2009
Européennes - PRG -: voter blanc
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Européennes 2009
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PRG : Parti Radical de Gauche
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J. M. BAYLET,
Président des Radicaux de Gauche
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VOTERA BLANC
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Une complication de plus, pour le P.S
Le PRG à fait savoir qu'i n'appelait pas à voter, aux Européennes (07.06.2009)
pour son allié traditionnel.
J.M. Baylet reproche au PS, et à l'UMP
d'être "à l'origine du système inique"
de circonscriptions régionales
favorisant dans ce scrutin,
les grandes formations politiques.
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Il faut obtenir 5 % des voix pour avoir des élus.
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Notes personelles : le Modem est un parti de centre droit
Les écologistes non indépendants se situent plutôt à l'extrême de la gauche.
29 mai 2009
PRG : Pour qui voter aux Européennes 2009 ?
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J. M. Baylet, un fidèle de Michel Crépeau, actuellement Président du Parti Radical de Gauche, a annoncé que le PRG, qui ne présente pas de candidats aux Européennes, mais participe à la Campagne Officielle sur la TV et la Radio, puisqu'il a des élus (Députés + Sénateurs), n'appellerait pas à voter PS, le 7 juin 2009.
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Lui même votera Blanc
pour ne "pas renforcer des courant politiques qui nous méprisent et méprisent l'Europe".
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Alliés traditionnels des socialistes, "les radicaux de gauche ne souhaitent pas être instrumentalisés dans la campagne socialistes, dont les contours ne sont pas ce à quoi nous aspirons".
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Et puis une campagne Européenne régionalisée , cela n'a aucun sens. Elle se doit d'être nationale. Elle a pour but de laminer les petits partis qui n'ont pas une représentation égale dans toutes les "Régions'.
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Des Européennes sur liste nationale permettrait aux petits mouvements de faire entendre des idées nouvelles et, de réaliser un score raisonnable qui leur assurerait le remboursement de leur campagne, et ainsi de survivre.
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et puis la TV et les radios préfèrent inviter des personnalités qui ne représentent qu'eux-mêmes, alors que le PRG à un groupe parlementaire au Sénat et il est présent dans le groupe dit socialiste (mais quel groupe!), à l'Assemblée Nationale.
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25 septembre 2008
Décès d'un sénateur
André Boyer, sénateur PRG du Lot, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à Paris à l'âge de 77 ans, a annoncé à l'AFP Gérard Miquel (PS), son collègue sénateur du Lot.
http://www.ladepeche.fr/article/2008/09/24/477462-Andre-Boyer-senateur-du-Lot-est-mort.html
30 janvier 2008
GEM de MATRA
GEM de MATRA, modèle (2 places) de véhicule électrique en location, testé par les rochelais(es), entre autres
http://fr.youtube.com/watch?v=yh6XZLfPijI
29 janvier 2008
Nombre de Conseillers Municipaux par Commune
Nombre de Conseillers Municipaux par Commune
Il est fonction du nombre d’habitants de la ville ou de la commune
Moins de 99 habitants 09 Conseillers Municipaux
De 100 à 3 499 habitants 23 ex : Brem sur Mer-Loué- Camors-Rouillon
3 500 à 4 999 27 Carnac-Val d’Ajol-Vimoutiers-Deauville-Souillac-Volvic
5 000 à 9 999 29 Gueugnon-Redon-Ste Luce-Segré-Clisson-Lutterbach-Mulsanne-Rungis-Noirmoutier-en-l’Ile
10 000 à 19 999 33 Cognac-Givors-Mayenne-Vendôme-Royan-Fontainebleau-Lourdes-Bayeux-Vire-SabléSarthe-Pornic-Sarlat-Chamonix-Fontenay-le-Comte
20 000 à 29 999 35 Cahors- Saint-Lô-Sedan-Auch-Malakoff-Saintes-Rochefort-Carpentras-Rambouillet-Cherbourg-Orly
30 000 à 39 999 39 Franconville-Liévin- Roanne-Agen-Gap-Bastia-Corbeil-Melun-Gagny-Les Mureaux-Biarritz
40 000 à 49 999 43 Chartres-Mantes-La Jolie-St-Herblain-Villejuif-Tarbes-Narbonne-Angoulême- Carcassonne-Bayonne
50 000 à 59 999 45 Cholet-Niort-Ajaccio-Evry-Brive la G.-St Malo- La Roche/Yon-Cayenne-Meaux
60 000 à 79 999 49 Antibes-Béziers-Bourges-Cannes-St-Nazaire
80 000 à 99 999 53 Avignon-Tourcoing-Versailles-La Rochelle-Pau-Créteil-Roubaix-Fort de France-Montreuil
100.000 à 149 999 55 Amiens-Caen-Nancy-Rouen-Mulhouse-Nîme-Limoge-Clermont-Ferrand-Aix Prov.-Tours-St Denis-Metz-Villeurbanne-Besançon-Orléans-Perpignan- Boulogne Bill.
150 000 à 199 999 59 Grenoble-Saint-Etienne-Le Mans-Angers -Brest-Lille-Reims-Le Havre-Dijon-Toulon
200 000 à 249 999 61 Rennes-Bordeaux-Montpellier—Le Havre
250 000 à 299 999 65 Nantes-Strasbourg
Plus de 300 000 h 69 Nice-Toulouse
Villes divisées en arrondissements :
Lyon (453 187)
Marseille (807 071)
Paris (2 147 857)
Sources :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/
Lexilogos (recensement 1999)
NB : villes, communes : non exhaustives
28 janvier 2008
Comment sont élus les conseillers municipaux ?
MUNICIPALES :
comment sont élus les Conseillers municipaux ?
Le mode de scrutin aux Municipales varie selon l'importance de la commune.
Pour les communes de moins de 2 500 habitants
Candidatures sur liste (complète ou incomplète) ou individuelles
L’électeur peut rayer des noms, modifier l’ordre de la liste ou ajouter des noms de son choix.
Pour les communes de 2 500 à 3 500 habitants
Candidatures exclusivement sur liste. Pas de candidature individuelle. Liste complète obligatoire (elle comporte autant de noms que de postes à pourvoir).
L’électeur peut rayer des noms, en ajouter, panacher plusieurs listes sur un seul bulletin, déposer un bulletin incomplet dans l’urne, sans que le vote soit nul.
Scrutin majoritaire à deux tours. Sont élus au 1er tour les candidats ayant réuni 50% des suffrages et au moins 25% des inscrits.
On peut être candidat au 2e tour sans l’avoir été au 1er.
Les listes peuvent être fusionnées ou modifiées.
Sont élus au 2e tour ceux qui arrivent en tête du scrutin dans la limite des postes à pourvoir.
Pour les communes de plus de 3500 habitants.
L'élection se déroule au scrutin majoritaire de liste à deux tours mais selon un système combinant scrutin majoritaire et scrutin proportionnel.
Listes obligatoires. L’électeur ne peut les modifier, sous peine de nullité (le panachage est interdit).
Par ailleurs, la loi du 6 juin 2000 visant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux s'applique. Ainsi, sur les listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. Chaque groupe entier de six candidats doit comporter un nombre égal d'hommes et de femmes. Les listes doivent être composées selon l’alternance un homme, une femme (ou vice-versa).
Au premier tour, si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50% des voix), elle obtient 50% des sièges. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes (y compris la liste majoritaire) ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés, en proportion du nombre de suffrages obtenus.
Sinon, il est procédé à un second tour.
Pour le second tour, seules les listes ayant obtenu au moins 10% des voix au 1er tour peuvent se maintenir.
Les listes ayant obtenu au moins 5% peuvent toutefois fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10%.
La liste qui obtient le meilleur résultat obtient 50% des sièges. Enfin, les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.
Election du Maire par le Conseil Municipal
Au complet, les nouveaux conseillers municipaux élus pour administrer la commune, se réunissent le vendredi, le samedi ou le dimanche qui suivent le scrutin pour élire son maire et ses adjoints.
Nouveau : autant de femmes que d’hommes parmi les adjoints.
Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour 6 ans.
SOURCES :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/
25 janvier 2008
Michel Crépeau, était et restera ...
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Eloge finement réaliste de Michel Crépeau, certes long mais jamais ennuyeux, celui-ci retrace et cisèle minutieusement :
- l’homme jovial, droit, intransigeant, épris de justice, de solidarité, de laïcité, d’humanisme et de liberté
- le maire, tout à la fois, proche des administrés de sa Cité et précurseur de l’écologie urbaine, innovateur et de Culture
- le Président des Radicaux, adepte de bon sens, de tolérance, d’un juste milieu qui passe par le Radicalisme, celui de Gauche, et non par le Centre mou
- d’un candidat à la Présidentielle qui fit connaître la modernité des valeurs de son parti, le MRG, et ainsi, ratisser et rassembler ces derniers pourcentages précieux à l’Union de la Gauche, la faisant basculer, de la sorte, vers le Pouvoir
- d’un député républicain et démocrate, ne laissant rien passer, surtout à ce qui puisse nuire aux plus faibles
- de ministre où fort de ses connaissances acquises, il excella, fit autorité et construisit
Ce discours, sans fioriture, nous apprend, avec précisions concrètes, le Grand Personnage Radical et Humaniste qu’il fut et restera.
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Assemblée nationale.
COMPTE RENDU
ANALYTIQUE OFFICIEL
Session ordinaire de 1998-1999 - 102ème jour de séance, 261ème séance
1ère SÉANCE DU MERCREDI 2 JUIN 1999
PRÉSIDENCE DE M. Laurent FABIUS
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ÉLOGE A MICHEL CRÉPEAU
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(Mmes et MM. les députés et Mmes et MM. les ministres se lèvent)
M. le Président - Existe-t-il une belle mort ? En tout cas, certaines sont clairement porteuses de sens. Lorsque le 23 mars dernier, quelques secondes seulement après qu'il eut interrogé le Gouvernement sur l'épargne populaire, Michel Crépeau s'est affaissé sur son siège, puis a été étendu, inanimé, au centre de notre hémicycle, ce fut la stupeur. Et quelques jours plus tard, un très grand chagrin lorsque nous apprîmes qu'il ne reviendrait pas à la vie. Michel Crépeau est mort ici, c'est-à-dire au cœur de la démocratie, c'est-à-dire chez lui.
Démocrate, républicain, parlementaire : ces trois mots formaient en effet sa devise. A dix-huit ans, il les avait déjà inscrits au fronton de sa constitution personnelle. Avec enthousiasme, comme pour tout ce qu'il faisait, il défendait les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Il n'était pas du genre à disserter de manière sombre sur la joie, il ne séparait jamais sa conviction et sa vie, il avait l'humanisme communicatif. Il portait passionnément les vertus de solidarité, de laïcité et de modernité, parce qu'elles contribuent à rendre l'homme meilleur.
Michel Crépeau, avocat, était le défenseur de toutes les causes qui font reculer l'obscurantisme. Radical, praticien du franc-parler, ce fils d'un inspecteur des écoles primaires, s'est battu toute sa vie pour l'égalité des chances et la justice sociale. Mendésiste, refusant les compromissions, il a contribué à refonder son parti. Après Gambetta, Clemenceau et Caillaux, héritier vigilant d'une part essentielle de l'idéologie française, adepte d'un juste milieu qu'il ne situait pas au centre, il incarnait un radicalisme authentique, inscrit dans l'épaisseur d'une histoire et d'un terroir. Tel était Michel Crépeau.
En 1981, il s'était lancé dans la compétition électorale au niveau le plus élevé, sans perspective immédiate de succès. Pourquoi ? Pour faire partager sa vision de la vie. Parce qu'il pensait que ce sont les utopies qui font bouger le monde. Au second tour, avec ferveur, il apporta, en homme du rassemblement de la gauche, près d'un million de voix à François Mitterrand qu'il ne cessa jusqu'au bout d'admirer. N'aurait-ce été que pour une seule des 110 propositions d'alors -l'abolition de la peine de mort-, il soutint vigoureusement son projet d'alternance.
Il fut un des ministres du gouvernement de Pierre Mauroy, puis du mien. A l'Environnement, où il excellait. Au Commerce et à l'artisanat, où sa connaissance des dossiers faisait autorité. Comme Garde des Sceaux, brièvement, où lui semblait aussi important de lutter contre les injustices que de construire la justice. Partout, loin des excès et des conservatismes, communiquant à tous cette confiance qui fait la force du sentiment républicain.
Michel Crépeau était l'homme d'un enracinement et d'un attachement. Un homme de l'Atlantique, né en Vendée, lycéen à Rochefort, étudiant à Bordeaux, inscrit et plaidant depuis un demi-siècle au barreau de La Rochelle. Au centre du quadrilatère qui relie Niort à Angoulême, Poitiers à l'Ile de Ré, au service d'une ville à laquelle il sut donner ses rêves. Pendant près de trente ans, Michel Crépeau fut l'artisan imaginatif de la transformation de sa cité. Il développa naturellement La Rochelle à son image : accueillante et conviviale, innovante et amicale. Il lui offrit une dimension culturelle et universitaire exceptionnelle. Il redressa les remparts, planta des arbres, pratiqua l'écologie communale avant beaucoup, multiplia, les chantiers et les travaux en faveur de la tranquillité, de l'art de vivre, créant des quartiers piétonniers, introduisant des véhicules électriques, mettant à la disposition de chacun les fameux vélos jaunes, instaurant la journée sans voiture, créant des jardins ouvriers, inaugurant le tri sélectif des déchets. TGV, bus de mer, Francofolies, musée maritime, tous les gouvernements se souviennent de son effervescence municipale qui faisait courir et s'essouffler des services de l'Etat qui n'en pouvaient mais... Michel Crépeau était un maire pour toutes les saisons, lui qui, se proclamant jacobin, savait que c'est pourtant près d'un clocher ou d'un mail, dans ce territoire qu'on s'est choisi et par lequel on a été choisi, que se font les réalisations concrètes pour l'épanouissement de chacun, là qu'on recueille les fruits d'une action, d'une gestion, d'une passion. Son œuvre, nous le savons, sera poursuivie.
Il était député de l'Aunis. Sa voix, son humour et sa verve résonnèrent souvent dans notre hémicycle. Il présidait une formation parlementaire qui n'était pas numériquement la plus grande. Qu'importe, il se chargeait de le rappeler lui-même d'une pirouette, relevant autour de la table de la Conférence des présidents qu'il était le seul à y représenter trois groupes, et estimant que, quitte à être plurielle, la partie de la majorité qu'il dirigeait ne devait pas l'être à moitié. Sous sa houlette ferme et débonnaire, les membres de son groupe savaient que, de temps à autre, leur parfaite harmonie n'empêchait pas leur totale autonomie ; celle-ci ne mettait cependant jamais Michel Crépeau dans l'embarras ou, si c'était le cas, son rire l'en débarrassait aussitôt. Il fut un grand parlementaire.
Michel Crépeau était éloquent. La vraie éloquence, celle qui n'a pas été détruite par le plan en deux parties et deux sous-parties, celle qui parle au cœur. Sens de la formule et de la répartie, la forme de son expression donnait une vigueur complémentaire à sa conviction. Il savait et montrait qu'un même amendement peut être à la fois juridiquement ciselé et défendu avec bonne humeur. Le rire était sa vérité et sa ruse, une sorte de masque de pudeur. Nous mesurions tous combien ses improvisations venaient de loin, et nous les admirions parce que, développées sur un ton qui empruntait à la fois à Guitry et à Arletty, elles sonnaient juste par leur authenticité. Nous avions compris que, chez ce militant de la synthèse constructive, l'œil ouvert sur les plaisirs de la vie et sur la beauté du monde, une partie du talent consistait à ne pas assommer l'allié ou l'adversaire par d'évidentes qualités intellectuelles, mais à mettre en avant, auprès de collègues et de collaborateurs, d'amis et d'électeurs, de non moins incontestables qualités de cœur. Ainsi avait-il mené son dernier combat, un combat de principe, contre ce qu'il considérait avec raison comme une dérive grave : les abus de la détention provisoire.
Force et douceur, fermeté sur les choix et absence de dogmatisme, souci de réconcilier sans transiger, d'apaiser sans affadir. Michel Crépeau organisait le mélange. Jouait-il "un" rôle ? Non, il assumait "son" rôle. Il savait que la réforme a besoin de révolte et de raison et ne reconnaissait qu'un seul arbitre : le suffrage universel. Président de son parti, membre du Gouvernement, élu local, son existence et son parcours s'inscrivent en faux éclatant contre cette idée reçue qui voudrait qu'un homme public soit loin de ceux qui l'ont élu. Proche du peuple, il aura constamment bien mérité de sa ville, du Parlement et de la République.
Michel Crépeau cultivait des fleurs bleues, d'azur comme le ciel de Charente qu'il aimait contempler chargé de nuages, gonflé d'iode et de vent, et soudain lumineux. Son jardin personnel s'ouvrait sur l'art, les bateaux, la mer. Comme Montaigne, il choisissait en toutes situations de "rester lui-même", cultivant une pensée libre qui, à travers des textes qu'il avait lui-même écrits, sut, au jour de son enterrement, envahir la cathédrale. Républicain modéré, mais pas modérément républicain, constamment européen, politiquement toujours droit, il aimait les gens et il était aimé d'eux. Ils furent très nombreux -beaucoup d'entre nous en étions- venus de tous les horizons, à s'incliner une dernière fois devant le catafalque de ce grand démocrate gentilhomme.
Mes chers collègues, voici quelques semaines, le cœur généreux de Michel Crépeau s'est donc arrêté. Il disait souvent : "Vivre, c'est marcher. Face au vent s'il le faut" ; et voilà qu'une bourrasque l'a abattu. Lui qui avait confié un jour à un de ses proches qu'il rêvait de partir comme Molière, lui, l'ami souriant, le parlementaire dans l'âme, il est parti, ici.
J'ai reçu de l'épouse de Michel Crépeau, à laquelle je souhaite dire ainsi qu'à sa famille et à ses proches notre peine très profonde, une lettre que je veux vous lire, car je l'ai reçue avec émotion et qu'elle nous est à tous destinée. "Je ne serai pas physiquement présente car je ne souhaite par revoir le haut lieu dans lequel la voix si particulière de Michel a résonné tant de fois et où elle s'est tue à jamais ce 23 mars. Je voulais simplement que vous sachiez qu'au moment où vous lui rendrez hommage, je serai près de lui avec un bouquet de roses de son jardin. Si cela vous est possible, j'aimerais que vous demandiez ce jour-là à chacun d'imaginer le petit cimetière de Saint-Maurice, à La Rochelle ; il repose sous un grand laurier et sur sa tombe sera gravée cette réflexion superbe qu'il avait livrée à Jean-Yves Boulic, en 1979, pour la rédaction du livre Questions sur l'essentiel : "J'accepte de mourir en tant qu'individu, dès lors qu'il me sera permis d'éprouver au jour de ma mort le sentiment d'avoir accompli ma part d'humanité. C'est à travers elle que je survivrai." (Mmes et MM. les députés, Mmes et MM. les ministres observent une minute de silence).
M. Lionel Jospin, Premier ministre - Par la voix de son Président, l'Assemblée nationale vient d'honorer la mémoire de Michel Crépeau. C'est avec beaucoup d'émotion que je veux associer le Gouvernement à cet hommage pour saluer le talent d'un orateur d'exception, la fermeté d'un engagement au service des valeurs de la République, l'intégrité d'un homme.
Tout homme vient d'une terre : nul n'est d'un seul pays. Chacun est un peu du terroir où il naît, de la ville où il grandit, du port où il s'attache, du pays qui en retour le choisit, de l'endroit enfin où il termine sa course.
Michel Crépeau est né à Fontenay-le-Comte, en Vendée. De ce pays d'indépendance et d'affrontements sans merci, Georges Clemenceau avait tiré un attachement farouche pour la liberté, la justice, la République. Michel Crépeau y vécut ses premières années, dans un milieu où la "République enseignante" de Jules Ferry était une tradition.
Lycéen à Rochefort, il s'approche de la mer. Etudiant en droit à Bordeaux, il retrouve l'océan. Il s'ouvre à l'esprit des lieux, s'imprègne des écrits de Montaigne et de Montesquieu. De ces années de formation, il gardera des guides -Voltaire, Diderot, Rousseau- et des amis -ceux du lycée de Rochefort. Jusqu'au bout, il aura été fidèle aux uns comme aux autres.
Inspiré par les philosophes des Lumières, Michel Crépeau fut un humaniste en politique. Dès l'âge de dix-huit ans, et pour un demi-siècle, il fut de toutes les luttes. C'est pour mieux porter l'héritage de Pierre Mendès France, celui d'une gauche "humaniste et radicale" qu'il fonda avec Robert Fabre, en 1972, le Mouvement des Radicaux de Gauche, dont il devint plus tard le président.
Son humanisme, loin d'être abstrait, était celui d'un homme pratique et fraternel, attaché à la ville qu'il avait choisie et qui lui avait témoigné puis renouvelé sa confiance. Un lien presque charnel l'unissait à La Rochelle, port de mer où il avait voulu fonder, sous la lumière de l'Aunis, son bonheur et celui des siens. L'attention chaleureuse qu'il portait à tous les Rochelais, au-delà des choix de chacun, témoignait de la profondeur de cet attachement. Cette ville qu'il aimait avec passion, il ne manquait jamais d'en prononcer le nom dans cette enceinte, pour en défendre les industries, en illustrer les initiatives, en accroître le rayonnement. Sans doute aussi pour en faire partager le goût.
Humaniste, il le fut aussi dans son souci, précurseur, de l'environnement. Par ce combat qu'il mena avant bien d'autres, Michel Crépeau soulignait le droit des générations à venir de jouir d'une nature dont l'homme n'est pas le propriétaire, mais seulement l'usufruitier. Les arbres qu'il plantait à La Rochelle, les vélos gratuits, les rues piétonnes, le véhicule électrique, la journée sans voitures : tout cela traduisait une façon de penser la ville autrement -une volonté de changer la vie.
Humaniste, il s'est engagé avec ferveur dans la construction européenne. Parce que l'Europe était d'abord, pour Michel Crépeau, ce plus grand pays, cette prochaine escale, ce lieu presque unique au monde où la paix est préservée, où la liberté -les libertés- sont respectées, où les droits de l'homme sont protégés. Parce qu'il ne voulait pas que ses petits-enfants, comme l'avait fait son grand-père, "pataugent à Verdun". Parce qu'il appelait inlassablement à bâtir "l'Europe d'un grand dessein", celle des travailleurs, celle des citoyens, celle de la culture.
Ainsi Michel Crépeau donnait à l'action politique tout son sens, qui n'était pas selon lui, "de conserver, pas seulement de gérer, mais de transformer la société, en la fondant sur l'imagination et les valeurs de l'homme".
La liberté, les libertés, la justice, l'égalité : telles sont les valeurs défendues par celui qui disait : "J'ai été garde des Sceaux pendant trente jours, avocat pendant trente ans". Avocat de la liberté, il défendait d'abord celle des consciences : la sienne propre, comme celle de chaque citoyen qu'il défendait souvent avec vigueur. Pour que la création soit libre de toute influence, pour que les créateurs soient exempts de pressions, il voulait dès 1973 que le ministre de la culture soit le "ministre de la liberté".
Avocat pour la justice, il fut des grands combats menés pour la défense de celle-ci contre la loi "sécurité et liberté", pour la réforme du code de procédure pénale. Il combattit pour l'abolition de la peine de mort comme pour la suppression des juridictions d'exception. Avec persévérance, il attira l'attention sur le sort des détenus comme sur les abus de la détention provisoire.
Avocat de l'égalité, il le fut dans la grande tradition républicaine. Celle de Joseph Caillaux, qui vit voter l'impôt progressif sur le revenu. Celle de Jules Ferry, dont il s'inspirait, encore récemment, pour plaider avec fougue l'égal accès de tous à l'Université. C'était une priorité de son action dans la cité dont il était le maire : il voulut faire de La Rochelle une ville universitaire, et y parvint -j'en fus. L'égalité devant la loi, pour Michel Crépeau, c'était aussi faciliter l'accès de chacun aux lois adoptées par la représentation nationale, grâce à un droit codifié et simplifié. L'égalité, c'était inscrire dans la Constitution la parité entre hommes et femmes : Michel Crépeau était intervenu dans ce débat avec vigueur, afin qu'en organisant "le bonheur sur terre, on n'oublie pas la moitié du ciel".
Nous en avons tous gardé le souvenir dramatique, c'est en ces murs que la voix de Michel Crépeau s'est éteinte. C'est ici, dans les couloirs et les travées de l'Assemblée nationale, qu'il a pleinement accompli sa passion de l'action politique -et, peut-être, trouvé sa vérité. Grand orateur, au discours souvent brillant, enflammé parfois, toujours animé d'une conviction sincère, il parlait sans notes, avec une aisance qui forçait l'admiration. Il restera dans nos mémoires comme un des grands parlementaires de la Vème République.
Cette voix du contradicteur ironique et coriace, de l'interlocuteur exigeant, était aussi, pour moi, celle d'un ami fidèle. Fier d'avoir été, dans les années 1970 et 1980, un des piliers de l'union de la gauche, il était depuis juin 1997 à la tête du groupe Radical Citoyen et Vert, d'où il faisait entendre, au sein de la majorité plurielle, une note originale, juste et forte.
A l'annonce que Michel Crépeau allait prendre la parole, l'un d'entre vous s'était une fois exclamé : "On va prendre le large !". Il voulait dire que l'on allait respirer un air plus vif, et le trait était juste. Pas seulement parce que Michel Crépeau évoquait avec bonheur, avec précision, toujours avec passion, l'avenir des chantiers navals, le développement de la flotte marchande, le métier des marins et des pêcheurs qu'il connaissait intimement, qu'ils soient de Vendée, de Rochefort, de Bordeaux ou de La Rochelle. Mais aussi parce qu'il réussissait dans ses contributions à vos travaux, à unir pragmatisme et hauteur de vue, simplicité des exemples et grandeur des fins ; parce qu'il gardait toujours "les pieds sur terre et le cœur dans les étoiles" (Mmes et MM. les députés, Mmes et MM. les ministres observent quelques instants de silence).
La séance, suspendue à 16 heures 30, est reprise à 16 heures 45, sous la présidence de M. Forni.
PRÉSIDENCE DE M. Raymond FORNI
source : assemblée-nationale.fr
24 janvier 2008
Temps de parole (TV) des partis politiques (en %)
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Crépeau :
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0.60% du temps de parole,
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en 1980.
.
« Crépeau, c’est qui ? »
.
27 ans plus tard ;
Temps de parole (source CSA – juillet/août/septembre 2007) recouvrant les journaux et bulletins d’Informations de : TF 1, Fr 2, Fr 3, Canal +, M6, LCI, BFM, i-Télé.
- Radicaux de Gauche : 728 secondes pour 7 députés (chiffre Ministère de l’Intérieur), soit 1 mn 44 sec/député. Et; 0.09 % du temps global CSA
Les 7 députés (sur 577) sont censés lui accorder : 1.21 %, mais ...
Le CSA à l’obligation de faire respecter la règle suivante :
- 1/3 au Président de la République + Gouvernement + collaborateurs
- 1/3 à la Droite
- 1/3 à la Gauche
Mais alors, ou situer l’imposture du MoDem ? A droite, puisqu’il est élevé sur les cendres de l’UDF.
L’application de ces quotas (3 tiers) fait apparaître que :
La Gouvernance dépasse de + 194 444 secondes, ces données règlementaires
La Droite n’atteint pas son quotas (- 149 326 secondes de temps de parole)
Si la demande de Mr Hollande (Président de la République + UMP) avait été retenue, cela aurait accordé – 11 779 secondes. Ce constat vaut une occasion de se taire à Mr Hollande.
Quant à la Gauche, elle totalise – 46 092 secondes.
Au regard de ses chiffres, l’omniprésence de N. Sarkozy, est trois fois plus préjudiciable à la Droite UMP qu’à la Gauche Socialiste, certes temps de parole non constructif et sans préparation de l’avenir, pour ce dernier.
S’il fallait noter chacun et chacune et dégraisser voir supprimer les Institutions qui n’atteignent pas les objectifs demandés, le CSA appartiendrait à cette brouette.
Le CSA comptabilise (et n’intervient seulement, hélas, qu’au moment des Campagnes Electorales) tandis que les Médias (en l’occurrence la TV) relatent et modélisent les Campagnes Electorales.
La lecture des résultats CSA valent mieux qu’un sondage !
Il est vrai que si les leaders des Radicaux de Gauche seraient plus présent à Paris que terrés dans leur Sud-Ouest, l’on pourrait espérer un meilleur taux de temps de parole, tout en sachant que la TV fait et défait ces leaders.
La règle des tiers renferme les partis non parlementaires (accordons lui, à ce tiers, un quota, pour plus de lisibilité, en sièges : 2 LCR, 1 LO, 1 CPNT, 1/2 MNR, 1/2 MDC, 1/2 Ecologiste divers, 1/2 RPF, 2 FN, Régionaliste et Divers étant déjà représentés dans le listing du Ministère de l’Intérieur. Total 8 sièges répartis en : 4 G+ 4 D, selon la règle des tiers égaux.
Les 7 élus Radicaux de Gauche (227 députés de Gauche sur les 577 de l’Assemblée Nationale) seraient censés avoir un temps de parole (en tenant compte de la pénalité de 4 députés, correspondant aux partis non parlementaires, non représentés) :
1 Tiers (la Gauche) + n.p. CSA global
PS (186 députés) 31.67 % 24.74 %
Le PC (15) 2.55 % 0.69 %
Divers G (15) 2.55 % 0.06 %
Radicaux de G (7) 1.19 % 0.09 %
Verts (4 0.68 % 1.00 %
LCR + LO (4) 0.68 % 0.91 %
(+ MDC) – en réalité 0 élu
CSA global
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MoDem ..2.43 %
NC ..0.68 %
UMP (MPF, Divers D, RPF) 11.09 %
Divers 1 député ? 0.12 %
Régionaliste 1 député ? -
FN 0.21 %
Non parlement. 4 députés factices
CSA global
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Président de la République 20.75 %
Gouvernement + collaborateurs 37.22 %
Je laisse le soin, à chacun, de faire son analyse, notamment sur la loyauté du PS (Mr Hollande), vis-à-vis de ses partenaires (tiers Gauche et global), et de la soit disante non ingérence des Médias, d’après les chiffres globaux du CSA, publiés fin Déc. 2007
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Radicaux de Gauche,
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0.09% du temps de parole,
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en 2007.
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« Le PRG, c’est qui ? »
21 janvier 2008
1979. Michel Crépeau : "pas fondamentalement une crise économique ..."
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Michel Crépeau – La Renaissance – Nicolas Sarkozy
IL Y A TRENTE ANS – AUJOURD’HUI
L’idée d’une « Politique de Civilisation », pour une « Nouvelle Renaissance » de notre « Vieux Monde » n’est qu’une pierre de plus lancée dans les magnifiques jardins de l’Histoire de notre République, par le galopin Sarkozy. Il tente de méduser l’opinion des français en traçant l’esquisse d’une idée chapardée aux Grands Hommes de l’Histoire de France dont il est INDIGNE.
Lui qui dénigre la révolte de Mai 1968, lui qui efface les bienfaits de l’avènement de la Gauche au pouvoir, en Mai 1981, évènements récents de la mémoire collective des électeurs, il n’hésite pas, par contre, à se draper en Jaurès, puis en Blum, pour tromper le peuple, car les figurants de cette époque se font rares et sont peu enclins à porter la contradiction. Ces novations, il les détourne de ses précurseurs, se les approprie dans l’intention de tromper par manipulation de bonimenteur, ces héritages nobles, bâtisseurs de notre démocratie populaire, qu’il pille et abime de ses « Moi je ».
Renaissance dont « la France serait l’âme », selon N. Sarkozy.
« Nous ne résoudrons rien, si nous ne bâtissons pas l’école et la ville du XXIe siècle »,
- Michel Crépeau ne l’a pas attendu, de sa politique d’Environnement Urbain (qui allie beauté de l’Urbanisme aves espaces verts et, espaces à vivre), ni de son investissement dans une Université ouverte à tous et pour tous –
- sans mettre « au cœur de la politique le souci de l’intégration, de la diversité, de la justice, des Droits de l’homme, de l’environnement »
- sans retrouver : « le goût de l’aventure et du risque ... l’exemplarité demandée ... moraliser le capitalisme financier »
A cette RENAISSANCE, période de transformation, de renouvèlement socioculturel, de mutations sociales et politiques, est apparu la notion d’Etat. Accroissement démographique, des techniques, des échanges. Urbanisation et architecture. Arrivé d’une bourgeoisie d’affaires, éclat culturel et faste l’accompagnèrent. Le culte du beau à la pensée chrétienne. Le réalisme (art), sculpture et peinture, à leur apogée (décorations). Mais aussi, philosophie et éthique, l’Humanisme. Poésie et prose pour faire briller la langue française.
Que d’ambiguïtés chez ce Président de la République, mis à part la Constitution qu’il modèle à lui-même.
« Réhumaniser la société », « Mettre le changement indispensable au service de l’homme », telles sont ses explications sur sa « France Civilisée ».
Cette « France Civilisée » serait une idée forte et respectable, si sa finalité était sincère et non un nouveau pavé jeté dans la cour politique, pour y semer la confusion, avant les élections locales.
Tant de références à la philosophie Radicale, maintenant, et nombre d’inadéquations à la politique de N. Sarkozy, si ce n’est le faste concocté pour sa Cour, qu’il convient de s’en méfier !
« Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme » - Rabelais
Il y a trente années, Michel Crépeau comparait la Renaissance d’hier « au bond en avant des techniques, à l’accumulation du savoir » actuel. Mais au-delà, disait-il, « il importait d’avoir plutôt une tête bien faite, que bien pleine ».
La Renaissance : « une vérité simple » qu’il faut redécouvrir en politique, affirmait-il. « Celle de la sagesse pour son temps » – M. Crépeau
Ce dernier poursuit par :
« Les faits économiques et leurs résultantes ne sont pas le fait du capitalisme, mais celles des hommes qui commandent. L’explication n’est pas économique mais politique ! »
Perte de la vertu, des références de l’éthique, ont tôt fait de ne plus croire en ce que « le progrès vient du combat de l’esprit et de l’effort, de l’instruction et de la culture », et non des guerres armées, idéologiques ou religieuses.
De la Renaissance italienne au siècle de Lumières de Condorcet, l’Humanisme radical fait son chemin. D’où le rôle déterminant de l’Humanisme, du savoir et du beau.
« D’où la présence indispensable de l’Humanisme Radical, sur l’échiquier politique français » ne cessa de répéter Michel Crépeau.
Hélas ... au lieu de cela, dans une course aux profits, l’absence de morale politique et l’élitisme de nos gouvernants ont oublié, en chemin, la recherche, l’avenir. Et faute d’écoute des chercheurs, et des observateurs férus d’écologie, les dirigeants du monde, de leurs tiédeurs avérées, n’ont pu que constater le trou de la couche d’ozone, accident notoire, et malgré tout, snobé par les pays riches et responsables en premier lieu.
En France, l’ampleur d’un tel accroc qui se double d’un mauvais pari économique et financier, nous fait craindre que le Chef de l’Etat ne résiste pas à rechercher de le masquer par cette « Politique de Civilisation », leurre humaniste.
Déboguée d’un système libéral, il serait mal venu que cette pépite sociétale soit abandonnée, et ne serve que d’un simple rideau de fumée d’une dilapidation catégorielle des caisses de l’Etat au détriment des plus pauvres, justement corvéables à volonté.
« Tout ce qui concerne l’homme me paraît indispensable » - Michel Crépeau -
16 janvier 2008
Budget des Partis Politiques
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BUDGETS
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des Partis Politiques
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2006 (dont PRG)
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Pertes, excédents
Rapport annuel
de la Commission des Financements Politiques
J.O 27/12/2007
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Budget annuel excédent perte
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UMP 56,4 M € - 3,3 M €
PS 49,3 M € - 762.362 €
PCF 33 M € - 829.562 €
FN 08 M € + 448.979 €
UDF 08 M € - 1,6 M €
Verts 05,4 M € - 165.701 €
LO 03, 9 M € + 1,7 M €
MPF 03,5 M € + 193.829 €
LCR 02,15 M € + 617.237 €
PRG 01,8 M € + 068.127 €
Désirs 400.000 € - 001.214 €
d’Avenir
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